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Un Plan pollinisateurs qui s’annonce comme un nouveau bras de fer avec le Gouvernement

Le Plan pollinisateurs est une « vengeance » de Barbara Pompili, en réaction aux dossiers des néonicotinoïdes et du glyphosate. C’est ce qu’écrit Terre de Touraine et c’est ce qu’estiment nombre de professionnels de l’agriculture qui jugent ce plan incohérent. En décembre, quatre députés ont adressé un courrier au Premier ministre pour leur faire part de leur incompréhension.

© Jean-Paul Tonnelier / flickr

Le lancement de la consultation publique sur l’arrêté « abeille », prévu dans le cadre du Plan pollinisateurs, a été reporté à la fin du mois de février 2021. Prévue initialement fin décembre, cette consultation a été différée en raison des réserves et protestations émises par les professionnels suite à la réunion d’information du 10 décembre et la présentation du plan le 18 décembre 2020.

Mention « abeille » étendue à tous les fongicides et herbicides ?

Conformément à l’Arrêté « abeille » du 28 novembre 2003, les traitements insecticides ou acaricides sont interdits pendant les périodes de floraison et de production d’exsudats (miellat). Le plan prévoit d’étendre progressivement cette mention « abeille » à tous les fongicides et herbicides, pour limiter l’impact des traitements sur les insectes pollinisateurs. Cette révision de l’arrêté pourrait considérablement réduire les possibilités de traitement en période de pollinisation. Ces nouvelles mesures pourraient conduire à une interdiction de traiter en journée en période de floraison. Le Plan pollinisateurs prévoit aussi de durcir les processus d’obtention des autorisations de mise sur le marché (AMM).

Pour les professionnels, il s’agit là d’une « revanche » de la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili après le dossier des néonicotinoïdes et celui du glyphosate, relate Terre de Touraine.

Lire l’intégralité de l’article « Plan pollinisateur, la vengeance de Pompili ? » dans Terre de Touraine.

 

Un courrier au Premier ministre signé par quatre députés

La revue explique pourquoi ce nouveau texte envisagé est « non fondé » aux yeux des différentes filières concernées. « Les apiculteurs mettent des milliers de ruches tous les ans dans les vergers à une période où il y a des traitements tavelure, même chose pour le colza. Ils confirment qu’il n’y a pas d’impact sur leurs essaims. Le ministère argumente sa décision par un avis de l’Anses (N° 2018-SA-014). Mais cet avis, comme l’expliquent les cadres de l’Anses lorsqu’ils sont interrogés, ne porte pas sur la balance des avantages et inconvénients d’une décision ».

Dès le 14 décembre, quatre députés représentants de la profession agricole ont fait parvenir un courrier au Premier ministre dans lequel ils font part de leur « incompréhension ». Il s'agit d'Olivier Damaisin, député du Lot-et-Garonne, de Jean-Baptiste Moreau, député de la Creuse, d'Alain Perea, député de l'Aude, et de Pierre Venteau, député de la Haute-Vienne. Selon eux, ce plan laissera « sans solution bon nombre des producteurs de fruits (…) ». La revue relaie ce  « cri d’alerte du terrain ».

Lire aussi « Un Plan pollinisateurs jugé trop précipité : le Gouvernement modifie son calendrier ».

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