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Bernard Bachasson veut réconcilier chasse et écologie

Le « chasseur écologiste » Bernard Bachasson estime que chasse et écologie sont deux missions qui « doivent être menées de front ». Dans l’Oise agricole, il témoigne de l’évolution de cette « aventure collective » de la chasse, de la préhistoire à nos jours. Aujourd’hui, « chasser est un droit » et « protéger est un devoir » estime ce spécialiste. Pourquoi, en France, faut-il choisir son camp entre chasse et protection de la nature, s’interroge-t-il. Parce qu’il y a « un vrai manque de connaissance ».

Réserve nationale de Goboustan en Azerbaïdjan.
© Retlaw Snellac Photography / flickr

« Chasseur écologiste », c’est un concept un rien provocateur, mais c’est celui que revendique Bernard Bachasson. Auteur de plusieurs ouvrages, il est « expert de l’histoire de la chasse de l’ère paléolithique à nos jours », indique l’Oise agricole. Le journal départemental a interrogé le spécialiste sur cette « pratique qui n’a cessé de bousculer l’imaginaire collectif au fil des siècles ». Dans son interview, Bernard Bachasson, situe les premières traces de la chasse à la préhistoire, il y a 300 000 ans, à l’époque de l’Homo sapiens.

La chasse au programme de l'enseignement scolaire ?

« Les hommes étaient obligés de chasser pour des raisons alimentaires. C’est une activité qui leur demandait beaucoup d’efforts. Il leur fallait probablement 4000 calories par jour pour, d’abord trouver de quoi chasser, et ensuite ramener la nourriture au camp. C’est pour cela qu’ils se déplaçaient toujours en groupe, » analyse le spécialiste. « Aujourd’hui, on ne chasse plus pour se nourrir ! C’est une activité qui est devenue ludique. » Mais, déplore-t-il, « aujourd’hui, il y a un vrai manque de connaissance. Il n’existe pas vraiment de cours sur la chasse dans l’enseignement scolaire, du coup ça se ressent sur le terrain. »

Un problème culturel qui nous oblige à faire un choix

Et de poursuivre : « chez nous, il y a un vrai problème culturel qui nous oblige à faire un choix. Le choix d’être « du côté des écolos » ou « du côté des chasseurs ». Ce qu’il estime « aberrant ». Pour lui, « Les deux missions doivent être menées de front » car « beaucoup de problématiques, comme la réglementation des espèces protégées, sont souvent traitées en commun. » Et de conclure, dans l’Oise agricole : « Chasser est un droit, protéger est un devoir ! »

L’intégralité de l’article « Chasser est un droit, protéger est un devoir ! » est à lire dans l’Oise agricole.

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