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Tranches de vie #1 - Immersion dans le quotidien des producteurs de beaufort doubles actifs

Ils sont éleveurs et transforment le lait des vaches tarines en beaufort. Mais pour 1/3 d’entre eux, il y a une autre vie professionnelle en dehors du fromage. Ces agriculteurs exercent une deuxième activité en lien avec le tourisme à la montagne. Tranches de vie, épisode 1.

Ce premier épisode d’une série qui en compte 12 va peut-être redonner le sourire à ceux qui, en raison de la crise sanitaire, ont décidé de ne pas profiter de la montagne comme ils le faisaient les autres années. L’histoire se passe du côté des Arcs, de Peisey-Nancroix et de la Plagne. On y voit de la neige, du ski de randonnée et des dameuses sur les pistes. Pourtant, ce n’est pas une vidéo sur les sports d’hiver. Le court-métrage de 7 minutes parle avant tout d’un fromage de Savoie, le beaufort, et de ceux qui le font. Le film met en lumière ces éleveurs et éleveuses savoyards qui transforment le lait en fromage.

4 saisons de 3 épisodes

La websérie consacrée à la filière Beaufort va se décliner en 4 saisons de 3 épisodes chacun, avec une famille pour chaque vallée de production : la Tarentaise, le Beaufortain/Val d’Arly et la Maurienne. Les producteurs que la caméra a suivis veulent partager leur passion. Le premier épisode a été tourné dans la vallée de la Tarentaise. Au Gaec alpin, des familles Poccard et Scalia, entre la traite et le soin des vaches de race tarine au quotidien, les vélages, l’entretien du matériel… et la fabrication de beaufort, les journées paraissent bien remplies.

1/3 d'éleveurs doubles actifs

Pourtant, dans la zone de production du beaufort, 1/3 des éleveurs sont doubles actifs. En dehors de la pandémie qui pour beaucoup est venue perturber cette deuxième activité, ils sont dameurs, pisteurs, ou encore moniteurs de ski dans les stations proches de leur exploitation. « Un vrai lien avec nos montagnes, » commente Pierre Poccard, vice-président du syndicat du beaufort.

On a la « chance de travailler un produit qui mérite un savoir-faire ancestral et auquel on peut rajouter une modernité ». Une nécessité pour pouvoir transmettre, estime l’éleveur, et  « espérer qu’on n’est pas les derniers à faire ce travail. » Pour lui, le pari semble réussi. « Derrière moi, il y a toute une génération de jeunes qui s’impliquent, » assure le vice-président. La 4e génération est déjà bien active.

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