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Tomate d’industrie : que pense l’italien Mutti de la relance d’une filière française ?

Alors que la filière tomate d’industrie française a annoncé sa volonté d’une relance et que des industriels s’engagent, de l’autre côté des Alpes, Mutti, leader en Europe et en France, a partagé pour FLD son analyse de la situation.

La France tient une place particulière pour Mutti : 56 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, où Mutti est le premier contributeur sur le marché des produits à base de tomate depuis plusieurs années consécutives.
© Mutti

Entreprise historique née il y a 120 ans à Parme et leader en Europe en matière de produits à base de tomates, Mutti approvisionne 100 pays avec, en 2022, un chiffre d’affaires net de 563 millions d’euros.

Lire aussi : Tomate d’industrie : bilan 2023 de l’italien Mutti, entre difficultés climatiques et hausse des coûts 

Par ailleurs, Mutti précise à FLD « utiliser uniquement des tomates italiennes qui sont cultivées à proximité de ses sites de production afin d’être transformées moins de 6 heures après la récolte et ainsi garder les saveurs et la fraîcheur des tomates ».

 

Mutti et la France, une histoire d’amour

La France tient une place particulière pour Mutti : 56 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2022, où Mutti est le premier contributeur sur le marché des produits à base de tomate depuis plusieurs années consécutives. 

De l’autre côté, la France est le premier marché à l’export de la marque, avec 20 % du total export. La part de marché volume de Mutti sur le marché français est de 17,5 % (+0,9 point) en cumul annuel jusqu'à ce jour YTD ; et de 17,2% (+0,8 point) en cumul annuel mobile CAM, à P10 2023 (données arrêtées au 1er octobre 2023, source : Circana data panels).

 

Que pense l’italien Mutti de la relance d’une filière française de tomate d’industrie ?

Interrogée sur ce qu’inspirait à Mutti la volonté française d’une relance de la filière tomate d'industrie, l’entreprise a répondu à FLD :

« Les observateurs estiment que c'est le moment opportun pour relancer cette filière en France, principalement en raison de l'augmentation des coûts de la tomate espagnole, conséquence du manque d'eau, particulièrement notable en 2022. Cependant, il est impératif de se questionner sur la durabilité de cette situation en Espagne. Est-ce que le manque d'eau va persister, influençant ainsi les prix à long terme ? »

Et de poursuivre : « De plus, il est nécessaire d'évaluer la compétitivité de la France dans cette filière. L'analyse des coûts doit s'étendre sur une période de 10 ans plutôt que de se limiter à une année. En seulement deux ans, le coût de la tomate a effectivement doublé, passant de 75 euros à 150 euros. Toutefois, il demeure difficile de prévoir si cette tendance de hausse des prix va se maintenir, s'inverser ou se stabiliser. Si la tendance à la hausse persiste, cela pourrait constituer une opportunité pour relancer la filière en France. Une analyse approfondie des tendances sur plusieurs années est nécessaire pour prendre des décisions éclairées quant à la relance de la filière. »

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