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Sommet de l’Elevage : le Kazakhstan, un pays d’opportunité pour l’élevage français, à l’honneur en 2024

Le 33ème Sommet de l’élevage déroule tapis rouge au Kazakhstan cette année. A la recherche du progrès génétiques et de partenariats, l’immense pays d’Asie centrale sera à l’honneur dans le plus grand salon de l’élevage français. 

 

 

Elevage Bovin Kazakhstanais
Elevage Bovin Kazakhstanais
© B. Delaloy

Après la Mongolie (en 2022) et la Géorgie (en 2023), le Sommet de l'Élevage à Clermont-Ferrand accueille le Kazakhstan comme pays à l'honneur en 2024. Avec 70 races en concours, dont la célèbre race salers, le salon attire l'intérêt des pays désireux de découvrir l'expertise française en matière de pastoralisme et de génétique

Lire aussi : Sommet de l’élevage : tout savoir sur l’édition 2024

Le Kazakhstan : « Un océan d'opportunités » 

Vaste territoire de 2,7 millions de km², soit cinq fois la superficie de la France, le Kazakhstan représente un véritable « océan d'opportunités », selon son ambassadrice en France Goulsara Arystankoulova. « Le Kazakhstan est un géant de l'Asie centrale, avec une tradition d'élevage herbager, et beaucoup d'opportunités et de besoins alors qu'il se situe entre la Chine et la Russie », souligne Benoît Delaloy, responsable international du Sommet de l'élevage.  

« C'est une excellente opportunité de montrer le potentiel de mon pays, » déclare l'ambassadrice, Goulsara Arystankoulova. Avec 220 millions d'hectares de terres agricoles, dont 180 millions de prairies, le Kazakhstan figure parmi les 6 premiers pays au monde en superficie agricole utile (SAU) selon la FAO. L'agriculture représente 5% du PIB et fait partie des priorités du gouvernement Kazakh. 

Lire aussi : Blé dur : le Kazakhstan peut-il remplacer la Russie pour subvenir aux besoins de l'UE ?

La production animale repose sur 120 millions d'hectares de pâturages naturels, plaçant le Kazakhstan au 5e rang mondial après la Chine, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Brésil. Aujourd'hui seuls 30% des pâturages sont actuellement utilisés. Le cheptel compte également 19 millions de moutons et 8,4 millions de bovins. 

L'élevage représente 40% de la production agricole brute kazakhe et se développe à un rythme continu, avec une croissance attendue de +4,2% pour les bovins et +4,8% pour les ovins en 2023. Le Kazakhstan vise à augmenter sa productivité de 2,5 fois et à doubler ses exportations. L'État va doubler le soutien aux fermiers et augmenter les subventions pour l'achat d'engrais, de pesticides et de machines, afin d'atteindre un taux de renouvellement de 8% par an, tout en optimisant l'utilisation des ressources en eau, une préoccupation croissante (coopération avec la France sur ce sujet). 
 

Un partenariat entre la France et le Kazakhstan prometteur   

La France et le Kazakhstan entretiennent déjà des liens étroits dans le secteur agroalimentaire, comme en témoigne la présence de Lactalis, leader du marché laitier kazakh. 

Les relations diplomatiques entre les deux pays remontent à plus de 30 ans. Le Kazakhstan est le premier fournisseur en uranium de la France et le deuxième en pétrole brut. La France est réputée pour son excellence en génétique animale, et les deux pays ont déjà réalisé quelques projets dans ce domaine, tout en en étudiant d'autres. Le développement du potentiel génétique est une priorité pour le Kazakhstan

Les fleurons des industries agroalimentaires françaises comme Lactalis, Danone et Soufflet développent leurs activités au Kazakhstan. Lactalis détient aujourd'hui 50% du marché laitier kazakh. Des projets d'implantation de races françaises comme les Montbéliardes, Salers et Charolaises sont en cours. Le Sommet de l'Élevage sera un rendez-vous pour les éleveurs des deux pays. 

Avec un stand de 60 m², des conférences, des visites d'élevages et la venue du ministre de l'Agriculture kazakh, « le Kazakhstan sera représenté officiellement » et « profitera pleinement de cette invitation », se réjouit l'ambassadrice. 
 

La Salers, un intérêt capital pour le Kazakhstan 

Parmi les temps forts du salon, le concours national de la race Salers, emblématique de l'Auvergne, met en lumière cette vache rustique et résistante, parfaitement adaptée aux grands espaces. Idéale pour les terres Kazakhstanaises, la race salers intéresse fortement le ministère de l’agriculture du Kazakhstan. Avec 384 animaux en compétition, la salers incarne au Somment de l'élevage 2024.
 

Un événement dédié à l'élevage durable 

Au-delà des concours, le Sommet de l'Élevage se positionne comme le rendez-vous mondial de l'élevage durable, abordant des thématiques telles que le bien-être animal, les circuits courts ou les énergies renouvelables. Une attention particulière est portée au pastoralisme (une pratique d’élevage très développée au Kazakhstan) reconnue au patrimoine mondial de l'Unesco, avec 7 mini-conférences dédiées. 

Avec 1 650 exposants, dont 300 internationaux, et 120 000 visiteurs attendus, le Sommet de l'Élevage 2024 s'annonce comme un carrefour d'affaires incontournable, mettant en lumière l'expertise française tout en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération avec des pays comme le Kazakhstan. 

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