Aller au contenu principal

Soil Capital veut accompagner 1000 agriculteurs dans une démarche bas-carbone

En conférence de presse ce 16 septembre, Soil Capital a annoncé le lancement d’une deuxième saison de son programme de paiement carbone. Un programme ambitieux avec lequel la start-up compte mobiliser 1000 agriculteurs et transformer 1 millions d’hectares d’ici 2025.

Soil Capital lance outil en ligne gratuit pour simuler l’empreinte carbone des cultures.
© Vincent Marmuse (archives)

Générer des crédits carbone grâce aux réductions d’émission liées aux changements de pratiques agricoles ou à l’augmentation du stockage dans les sols par la mise en place de couverts et l’allongement de prairies temporaires, c’est l’objectif Label bas-carbone. Trois nouvelles méthodes concernant le secteur agricole ont été validées fin août par le ministère de la Transition écologique. Barbara Pompili souhaite mobiliser les entreprises et collectivités pour qu’elles s’engagent dans le financement de cette démarche bas-carbone. La ministre de la transition écologique souhaite récupérer 30 millions d’euros d’ici la fin de l’année.

Transformer 1 million d’hectares d’ici 2025

Ce 16 septembre, la start-up Soil Capital, qui accompagne les agriculteurs dans cette transition, annonce le lancement d’une deuxième saison de son « programme de paiement du carbone certifié en Europe ». La première phase a réuni 150 agriculteurs sur 35 000 ha et sur tout type de cultures et de sols. Pour la seconde phase, Chuck de Liedekerke, co-fondateur et CEO (chief executive officer) de Soil Capital, voit plus grand et annonce que le programme « s’ouvre à 1000 agriculteurs ». Son ambition est d’accompagner les agriculteurs pour « transformer 1 million d’hectares d’ici 2025 vers une agriculture régénérative et plus rentable ».

Pour y parvenir, la start-up met en œuvre de nombreux projets, comme des partenariats avec plusieurs acteurs des filières agroalimentaires. Elle lance aussi aujourd'hui un simulateur gratuit d'empreinte carbone baptisé « Simone », disponible via le site internet de l’entreprise. En fin d’année, la société va également réaliser un tour de France, pour permettre aux agriculteurs d’échanger sur leurs résultats de la première saison et optimiser les paiements carbone.

« Un tiers des agriculteurs de la première saison sont des stockeurs nets de carbone dès leur bilan de référence, » explique  Soil Capital. Pour l’entreprise, « toutes les cultures sont susceptibles de stocker au moins 2t/ha de carbone, y compris les cultures industrielles telles que la betterave et la pomme de terre ». Par ailleurs « 85% des agriculteurs bio inscrits au programme et 77% des agriculteurs en semis direct sont stockeurs de carbone, » commente encore la start-up. Les agriculteurs qui adoptent des pratiques qui réduisent leurs émissions de GES ou stockent du carbone, génèrent des certificats carbone et reçoivent une compensation financière de la part d’entreprises soutenant la démarche. ABInbev, L’Oréal Paris, Vadigran, Cargill et IBA achètent ces certificats à un prix d’au moins 27,5 € par certificat.

Les inscriptions au programme de rémunération carbone de Soil Capital se font en ligne et sont ouvertes jusqu’en février 2022.

Lire aussi « Le Label bas-carbone grandes cultures est validé »

Lire aussi « [Plan de relance agriculture] 10 millions d’euros pour aider les jeunes agriculteurs à faire leur bilan carbone »

Les plus lus

Carte de la situation des eaux superficielles en France au 3 septembre 2026.
Sécheresse 2026 : encore 75 départements en situation de crise, quelles conséquences sur les activités agricoles ?

Après le manque de précipitations en avril, les épisodes caniculaires fin mai, en juin et en juillet, la sécheresse s'accentue…

Engins téléscopiques agricoles retrouvés par la gendarmerie nationale
Vol d’une dizaine d’engins téléscopiques dans des silos agricoles : un réseau entre la France et la Pologne démantelé dans le Grand Est

La gendarmerie nationale se félicite d’avoir arrêté trois individus soupçonnés d’avoir commis une dizaine de vols de…

Paysage agricole en été dans la Marne
La loi d’urgence agricole est promulguée : liste des principales mesures

Emmanuel Macron vient de promulguer la loi d’urgence agricole, publiée au journal officiel du 19 août. Retrouvez, en bref, ses…

Haie arrachée en Normandie
Arrachage d’une haie : quelles modalités à partir du 1er octobre 2026 ?

Instauré par la loi d’orientation agricole de mars 2025, le régime unique de la haie et son guichet unique entrent en vigueur…

Transport de paille
Sécheresse : des transports illégaux de fourrages et de paille entre la France et la Suisse constatés dans le Doubs

Alors que la FDSEA du Doubs dénonce un trafic de fourrage entre la France et la Suisse, la préfecture confirme le constat par…

Un jeune éleveur devant sa prairie jaunie avec ses génisses au fond
Sécheresse : Installé en mai dans la Sarthe, ce jeune éleveur laitier s’en « sort plutôt bien en anticipant et en étant opportuniste »

Nouvellement installé près de Loué, Vivien Courdoisy fait face à une sécheresse sévère alors que les annuités pèsent lourd sur…

Publicité