Sécheresse : le niveau des nappes phréatiques reste peu satisfaisant
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Si en décembre, la recharge s’est poursuivie sur les nappes réactives et a débuté sur les nappes inertielles, elle reste peu intense, et de ce fait, « les niveaux des nappes phréatiques sont peu satisfaisants », selon la dernière note du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).
Les pluies infiltrées durant l’automne ont été « très insuffisantes » pour compenser les déficits accumulés durant l’année 2022 et « améliorer durablement l’état des nappes », selon le bulletin. En conséquence, plus des trois-quarts des nappes restent sous les normales mensuelles avec de nombreux secteurs affichant des niveaux bas à très bas. « Les niveaux sont nettement inférieurs à ceux de décembre de l’année dernière », poursuit le BRGM.
Dans le détail, de nombreuses nappes présentent des situations peu favorables avec des niveaux bas à très bas par rapport à tous les mois de décembre des années précédentes :
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Pour l’avenir, les prévisions de Météo France sur les mois de janvier, février et mars ne privilégiant aucun scénario pour les températures et pour les pluies, « les tendances et l’évolution de l’état des nappes en période hivernale dépendent exclusivement des pluies infiltrées et donc des cumuls pluviométriques, et de l’inertie de la nappe (temps de réponse à une pluie infiltrée) », indique le bulletin du BRGM.
« En cas de pluies efficaces normales à excédentaires, la recharge devrait se poursuivre sur les nappes réactives et se généraliser sur les nappes les plus inertielles », poursuit-il. Si les pluviométries sont insuffisantes, « les pluies infiltrées ne permettront pas de compenser les volumes de sortie […] la vidange pourrait reprendre sur les nappes des secteurs impactés et la situation se dégradera, lentement sur les nappes inertielles et rapidement sur les nappes réactives ».
L’Etat des nappes sera à surveiller de près durant toute la période de recharge, conclut le bulletin qui souligne toutefois que le « début de recharge déficitaire risque d’impacter les nappes inertielles du Bassin parisien et plus particulièrement celles du couloir Rhône-Saône, fragilisées par un étiage sévère, pour l’année 2023 ».
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