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Salon international de l’agriculture 2023, mode d’emploi

Le Salon de l’agriculture se tiendra du 25 février au 5 mars 2023 à Paris, porte de Versailles à Paris. « L’agriculture : le vivant au quotidien ! » est la thématique retenue pour cette 59e édition dont reussir.fr vous livre tous les détails.

Salon de l'agriculture, hall des animaux, porte de Versailles
Chaque année, de très nombreux visiteurs se pressent dans les allées du pavillon 1
© Gabriel Omnès
 

 

Avec le Salon international de l’agriculture (SIA), c’est la plus grande ferme de France qui va de nouveau s’installer pour neuf jours dans le parc des expositions de la capitale. Les professionnels et le grand public vont pouvoir déambuler dans les différents pavillons porte de Versailles où les attendent de nombreux exposants venus montrer leurs animaux, leurs produits, leur savoir-faire et leurs compétences. L’équipe organisatrice du salon est déjà dans les starting-blocks comme nous le confirme Jean-Luc Poulain, son président.
 

Quelles dates et combien coûtera l’entrée ?

Le Salon de l’agriculture 2023 aura lieu du 25 février au 5 mars 2023 à Paris, au parc des expositions de la Porte de Versailles. Le salon accueillera les visiteurs, plus de 500 000 sont attendus, pendant 9 jours de 9 h à 19h. Une entrée plein tarif coûtera 16 euros, 9 euros pour les enfants de 6 à 12 ans et sera gratuite pour les moins de 6 ans. La billetterie en ligne est ouverte.

 

 

Comment gagner des places ?

France Bleu propose à ses auditeurs de gagner des places pour se rendre au prochain salon. Pour ce faire, ils doivent remplir un questionnaire en ligne. Les Chambres d’agriculture devraient aussi en proposer d’ici quelques semaines.

 

 

Qui organise le salon ?

Le Centre national des expositions et concours agricoles (Ceneca), dont le président est Jean-Luc Poulain, organise chaque année, en partenariat avec le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire le salon de la porte de Versailles dédié à l’agriculture. Il en délègue la gestion à Comexposium.

 

 

Quid du Concours général agricole ?

Le salon international de l’agriculture accueille, à chaque édition, le concours général agricole, outil de promotion de la richesse, de la qualité des produits issus de l’agriculture, de l'artisanat et de l'industrie agroalimentaires. Il est organisé sous le contrôle du ministère de l'Agriculture et obéit à un processus de présélections et de sélections. L’an passé, plus de 20 000 produits et vins ont été présentés ; 1448 et 2035 animaux y ont pris part. Depuis 148 ans, il a pour mission d’encourager les producteurs impliqués dans l’excellence, de soutenir le développement économique de leurs filières de production, d’apporter une contribution active à la formation des futurs professionnels du secteur et, plus généralement, de promouvoir auprès des consommateurs, une alimentation de qualité issue de l’agriculture et de l’élevage français.

 

 

Pourquoi aller au salon ?

Avec 14 hectares et 8 pavillons, c’est la plus grande foire agricole de France ouverte au grand public. Elle permet de présenter dans un même espace tous les élevages, toutes les cultures et productions ainsi que tout le savoir-faire du secteur de l’agriculture. C’est aussi pour les professionnels de l’agriculture l’occasion de rencontrer les consommateurs et d’échanger avec eux sur les stands. « Pour prendre connaissance des fantastiques évolutions que fait l’agriculture. Une agriculture entrée dans l’ère de l’informatique, du capteur, du robot, dans l’ère technologique pour aider, notamment, à utiliser moins de produits phytosanitaires. Les gens n’imaginent pas nécessairement qu’il y a autant de technologie en agriculture que dans les autres métiers, voire plus » ajoute Jean-Luc Poulain.

 

 

 

Quels univers agricoles représentés ?

Le grand rendez-vous agricole de Porte de Versailles repose sur quatre univers. Le premier a trait à l’élevage et ses filières avec des présentations animales, concours de reproducteurs, acteurs et marques de la filière élevage, un secteur à haute valeur génétique multiplie les échanges entre grand public et professionnels. Le second présente les cultures et filières végétales : des grandes cultures au jardinage, en passant par l’arboriculture, ce secteur reflète la palette de productions agricoles nourricières et non-alimentaires. Le troisième est consacré aux services et métiers de l’agriculture. Entités institutionnelles, sociétés de services, organismes de recherche, toutes les thématiques autour du quotidien des agriculteurs sont abordées : emploi, formation, assurances, banques, environnement, nouvelles technologies… Le quatrième et dernier univers met en avant les produits des régions de France, d’outre-mer et du monde. Chaque région ou pays affiche son savoir-faire agricole et les produits dérivés de son agriculture, au travers de la présence de petits producteurs, de restaurants, de stands de dégustations…

 

 

Quelle sera la thématique 2023 ?

Elle s’intitule : « L’agriculture : le vivant au quotidien ! ». Aléas climatiques de plus en plus fréquents, crises sanitaires fluctuantes, situation de guerre… le monde en perpétuel mouvement prouve de plus en plus souvent que rien n’est jamais acquis. Alors que les citoyens consommateurs réalisent l’importance de l’indépendance alimentaire, de la traçabilité, du respect de la nature et reconnaissent le savoir-faire des agriculteurs, ceux-ci relèvent chaque jour le défi de travailler une matière vivante dans un contexte mouvant et donc de s’adapter. Formation et pratique du métier, animal et végétal, recherche pour de nouvelles agricultures ou pour un meilleur respect de l’environnement et de la nature, diversifications et nouvelles filières, l’édition 2023 du premier salon agricole d’Europe veut démontrer comment l’agriculture est un secteur au cœur du vivant, à la fois initiateur et acteur. Jean-Luc Poulain précise : « Avec les crises climatiques que l’on vit depuis trois ou quatre ans, la pluie, la grêle, les inondations, la sécheresse, la canicule, il faut que nous expliquions que les agriculteurs ne peuvent pas toujours fournir ce qu’ils voudraient. Les récoltes catastrophiques sont dues au climat et non du fait des agriculteurs ».

vache Ovalie, salers, égérie du salon de l'agriculture 2022
© PPARCHET/SIA23
 


Qui est la vache égérie ?

C’est Ovalie avec sa robe acajou sans tache, son museau rosé, ses cornes fines et claires en forme de lyre, une vache de race salers âgée de 5 ans qui a été sélectionnée pour figurer sur l’affiche de l’édition 2023. Elle est née en 2018 à Issoire dans l’exploitation de Marine et Michel Van Simmertier. Ovalie tient son nom de la passion que vouent ses propriétaires au ballon ovale, un joli clin d'œil à la Coupe du Monde de Rugby 2023 qui aura lieu dans quelques mois. « C’est une race rustique, facile d’élevage, calme, maternelle, docile, qui résiste au froid, à la chaleur. C’est une race peu compliquée qui a un potentiel de production un peu moindre par animal mais avec moins de charges » commente Jean-Luc Poulain.

 

Le salon de l'agriculture en quelques chiffres

L’édition 2022 a accueilli 502 757 visiteurs (59 % d’hommes et 41 % de femmes) venus pour se divertir, découvrir de nouveaux produits et faire des achats. Leur taux de satisfaction, à l’issue de leur visite, a été de 94 % et 70 % envisagent de revenir en 2023. Côté exposants, ils étaient 942 l’an passé : 32 % étaient des pavillons régionaux français et des producteurs ; 18 % des interprofessions et des organismes de sélection ; 15 % des coopératives, marques et enseignes ; 11 % des pavillons internationaux et des producteurs ; 8 % des associations, fédérations, institutions, syndicats ; 8 % des sociétés commerçantes ; 1 % des médias. Leur taux de satisfaction a été de 80 % et 86 % souhaitent revenir en 2023. « Nous faisons le maximum pour faire un beau salon efficace pour la profession » confesse Jean-Luc Poulain.

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