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Salon de l'herbe
[VIDEO] Herbe pâturée : comment ne pas la gaspiller ?

L'herbe pâturée est un des premiers leviers à actionner pour améliorer l'autonomie protéique des élevages des ruminants. Stéphanie Guibert, chargée de mission prairie à la Chambre d'agriculture des Pays-de-la-Loire liste les bonnes pratiques pour en tirer le meilleur parti. Retour sur sa conférence au Salon de l'herbe à Villefranche d'Allier mercredi 1er juin 2022.

Les prairies: un gros potentiel de protéines

La France compte 11,5 millions d’hectares de prairies, dont :
- des prairies naturelles ou permanentes (7,9 millions ha)
- des prairies semées plus ou moins diversifiées (3,6 millions d’hectares)

+ Des dérobées de courte durée (raygrass d’Italie, trèfles annuels)

L’herbe est naturellement équilibrée pour les ruminants avec 12 à 18 % de MAT. Les prairies permanentes contiennent en moyenne 17% de MAT en début de printemps (selon CASDAR PP 2009-10).

Stéphanie Guibert est chargée de mission prairie à la Chambre d'agriculture des Pays-de-la-Loire
© DB

Les prairies : 1er levier de l’autonomie protéique

L’autonomie protéique correspond à la part de M.A.T. produite sur l’exploitation divisée par la M.A.T. totale consommée (produite et achetée). Le niveau d’autonomie augmente avec la part d’herbe dans la ration : + 2% de M.A.T. dans les fourrages. En système bio, on favorise la production de protéine sur l’exploitation, on privilégier l’achat d’énergie moins chère.

Les atouts du pâturage

- Un atout économique : un faible coût de production (35 à 50 €/ t MS pâturée vs 120 €/ t MS fauchée)
- Un faible coût de complémentation
- Un atout simplification (pas de conservation des protéines)

Pour bien exploiter ce gisement, il faut bien le connaître

- S’intéresser à la quantité d’herbe consommée par les animaux = l’herbe valorisée
- Dépend directement des pratiques des éleveurs
- Connaître ce qui est consommé pour raisonner globalement l’alimentation du troupeau et le planning de pâturage

La saison de pâturage, c'est toute l’année

Favoriser le pâturage toute l'année
© SG

Pâturage tournant : option "libérale" vs. "sévère"

Il est important de découper le parcellaire pour adapter l’offre en herbe avec une pression de pâturage et un temps de séjour adaptés : il faut trouver un compromis entre ingestion animale et la valorisation par hectare.

Une conduite "sévère", (= une sortie des animaux de la parcelle quand toute l'herbe est pâturée) permet de gagner 1 à 3 t MS/ha par rapport à une conduite "libérale" (les animaux sortent de parcelle alors que toute l'herbe n'est pas totalement pâturée).

 

Source : Cap protéines

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