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Sabrina Olivieri, salariée agricole en Seine-Maritime : « La communication, c’est de là que tout découle »

Sabrina Olivieri est salariée depuis neuf ans à la SCEA du Bosc en Seine-Maritime, une ferme laitière de 115 vaches. Elle met en avant la communication et l’ambiance de travail comme facteurs essentiels du fonctionnement de l’équipe.

Sabria Olivieri, salariée agricole, devant des vaches laitières
"Je gère mon emploi du temps, c’est moi qui organise mes journées, en respectant bien sûr les indispensables : la traite et les soins aux veaux", explique Sabrina Olivieri, salariée agricole en Seine-Maritime
© S. Olivieri

« Cela fait neuf ans que je travaille dans la même ferme. Avant, j’ai travaillé deux ans dans une autre exploitation, mais je l’ai quittée car nous n’étions plus sur la même longueur d’onde. Pour moi l’ambiance, la communication, c’est vraiment primordial. Si tout le monde fait la tronche au travail, cela ne m’intéresse pas. C’est important de pouvoir échanger, se parler, se mettre à la place de l’autre. Lorsque nous sommes soudés, même si certaines journées sont dures, nous arrivons toujours à faire face. Sur la ferme, nous n’échangeons pas tous ensemble régulièrement car nous avons des rythmes différents, mais nous nous croisons, nous sommes très en contact par téléphone ou SMS. Si mes collègues ont une question un week-end où je ne travaille pas, je reste généralement joignable. Je préfère qu’ils puissent me joindre que de découvrir une tuile le lundi. 

« Nous avons tous des enfants, il y a toujours des imprévus »

J’aime aussi la facilité d’organisation et la souplesse que nous avons. Je gère mon emploi du temps, c’est moi qui organise mes journées, en respectant bien sûr les indispensables : la traite et les soins aux veaux. Sur la ferme, nous sommes tous capables de nous remplacer, au moins pour les tâches courantes. C’est pratique car nous avons tous des enfants, il y a toujours des imprévus. Nous arrivons à nous libérer facilement, c’est très appréciable. Nous faisons aussi régulièrement appel à des vachers de remplacement.

Quand je suis arrivée sur la ferme, j'avais moins de responsabilités, il faut le temps de prendre la température, de gagner la confiance. Et puis, petit à petit mon patron m'a laissé plus de responsabilités. J’ai pu me former, parfois à mon initiative, parfois à la sienne. Par exemple, il m’a proposé une formation parage il y a sept ans. Je n’y serai jamais allée de moi-même. Finalement, cela me plait bien, et sachant parer, nous sommes beaucoup plus efficaces sur les boiteries. J’insémine aussi, tout comme l’autre salarié. Proposer d’aller en formations, ou dans les réunions techniques, comme les journées du BTPL où je suis allée récemment, c’est aussi une forme de reconnaissance et une source de motivation.

Je pense aussi que certains employeurs gagneraient à réagir de façon plus compréhensive face aux erreurs, des jeunes stagiaires ou apprentis notamment. Nous en faisons tous, et en en parlant, nous pouvons trouver des solutions pour les réparer. » 

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