Santé animale Résistance aux antibiotiques : pourquoi les Français ont plus à craindre de leur chien ou chat que de leur assiette
L'appli RÉUSSIR vous accompagne désormais partout. Accédez à tous vos contenus en un clic.
« On a besoin des antibiotiques pour soigner les animaux malades. On n’arrivera pas à s’en passer complètement mais l’évolution des méthodes d’élevage et la prise de conscience de la résistance ont conduit à une très forte réduction de l’usage des antibiotiques dans les élevages en France. Nous sommes aujourd’hui à un niveau très bas et ce sera dur de baisser encore drastiquement », explique Gilles Salvat, directeur général délégué au pôle recherche et référence de l’Anses, à l’occasion de la publication des rapports annuels sur l’antibiorésistance en santé animale. L’une des priorités de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail depuis plusieurs dizaines d’années est la lutte contre l’antibiorésistance provenant des animaux d’élevage et domestiques en France. L’antibiorésistance résulte de l’utilisation d’antibiotiques conduisant à la sélection de bactéries capables de leur résister et pouvant être transmises à l’homme par contact direct ou par la chaîne alimentaire ou l’environnement.
« Les plans Ecoantibio 1 et 2 (prolongé jusqu’en 2022, ndlr) ont été un succès grâce à la mobilisation exemplaire des éleveurs et des vétérinaires. On prépare le plan 3 », se félicite Gilles Salvat à l’occasion de la journée européenne d’information sur l’antibiorésistance. Fruit d’une dizaine d’années d’efforts, le niveau d’antibiorésistance globale chez les animaux continue de diminuer, il « ne faut néanmoins pas relâcher la vigilance, comme le montre l’inversion de tendance observée depuis quelques années chez certaines espèces animales, et notamment les animaux domestiques ».
Il faut se laver les mains avant et après avoir touché un animal domestique
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
A l’avenir pour renforcer sa lutte contre l’antibiorésistance, l’Anses annonce le lancement du projet Dyaspeo (dynamique de la propagation de la persistance et de l’évolution de l’antibiorésistance entre l’homme, les animaux et leur environnement). L’objectif : « élucider le rôle des animaux de compagnie dans la propagation de l’antibiorésistance » alors qu’un foyer sur deux en France possède au moins un animal de compagnie. « Les infections cutanées chez le chien et le chat peuvent être problématiques avec des bactéries transférables à l’homme » pointe Gilles Salvat. Des sociologues vont se pencher sur les comportements des hommes avec leurs animaux de compagnie. « Il faut se laver les mains avant et après avoir touché un animal domestique », rappelle Gilles Salvat, « cela fait partie des recommandations de base » poursuit-il.
Yvan Cordier, préfet de la Haute-Loire, a signé l’arrêté portant autorisation environnementale du futur Pôle Viande du…
RDUE, haies, revenu, sécheresse, eau, loup, … À l'occasion du Sommet de l'élevage, le jeudi 8 octobre, Emmanuel Lissajoux,…
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, réunis lors du Conseil européen le 15 octobre à Bruxelles, souhaitent trouver…