Aller au contenu principal

Produits phytosanitaires : des dérogations pour répondre aux impasses techniques

Une quinzaine de dérogations 120 jours ont été ou vont être demandées en 2026 par des instituts techniques pour des produits phytosanitaires, de façon à répondre à des impasses techniques dans la lutte contre certains bioagresseurs.

<em class="placeholder">L&#039;utilisation de l&#039;insecticide Minecto Gold en dérogation est devenu nécessaire pour réduire les dégâts de larves d&#039;altises et de charançons du bourgeon terminal sur ...</em>
L'utilisation de l'insecticide Minecto Gold en dérogation est devenu nécessaire pour réduire les dégâts de larves d'altises et de charançons du bourgeon terminal sur colza, à la suite du retrait du phosmet.
© C. Gloria

Quand un produit n’est pas autorisé sur le marché pour protéger une culture d’un bioagresseur quelconque, il y a la possibilité de demander une dérogation d’une durée de 120 jours sur une année. Il y en a un nombre assez élevé pour les productions fruitières et légumières qui sont confrontées à de nombreuses impasses techniques dans leur lutte contre les ennemis des cultures. En grandes cultures, les filières en oléoprotéagineux et betteraves en demandent quelques-unes chaque année, les plus connues étant celles pour lutter contre des insectes, par exemple pour un insecticide contre les pucerons vecteurs de jaunisse sur betterave (Movento) et un produit contre les ravageurs d’automne sur colza (Minecto Gold) suite au retrait du phosmet il y a quelques années.

La demande doit être renouvelée chaque année et doit émaner de groupements de productions végétales tels que les instituts techniques, avec l’accord de la firme distributrice du produit. Elle est déposée auprès du ministère de l’Agriculture (DGAL) et se justifie quand « des circonstances particulières font qu’une telle mesure s’impose pour maîtriser un danger phytosanitaire qui ne peut l’être par d’autres moyens raisonnables », communique le ministère.

Les dossiers de demandes se doivent d’être bien argumentés sur l’urgence sanitaire à résoudre une impasse technique, ce que s’emploient à faire des instituts comme Terres Inovia, l’Institut technique de la betterave (ITB)… Ces dérogations sont délivrées par la DGAL alors que l’Anses est responsable des autorisations de mise en marché (AMM). Parfois la dérogation précède l’AMM définitive pour un produit, ce qui est attendu par exemple pour l’insecticide Minecto Gold sur colza.

Les plus lus

<em class="placeholder">Sébastien Legrand, agriculteur à Couvertpuis (Meuse)&quot;Avant le semis d’automne, il est très rare d’avoir recours au glyphosate. Je remplace cet herbicide par un ...</em>
Glyphosate : « Je remplace l’herbicide par des passages de vibroculteur avant semis sur mon exploitation dans la Meuse, avant tout pour des raisons environnementales »

Agriculteur à Couvertpuis (Meuse), Sébastien Legrand utilise le glyphosate comme une solution de secours quand les conditions…

<em class="placeholder">hangar agricole. entrepôt de matériel et stockage du grain à la ferme. silos. silo. récolte de céréales. machines agricoles. équipement. Calvados.</em>
Attention aux changements de destination des hangars agricoles
Le stockage à la ferme pour des tiers peut s’avérer rentable mais aussi risqué en cas de bail rural et impactant fiscalement.
<em class="placeholder">Philippe Brousse, conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne.</em>
Photovoltaïque : « Avec les nouveaux tarifs d’achat de l’électricité, il faut des projets sur bâtiments de plus de 100 kWc pour espérer une rentabilité »

Philippe Brousse est conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne. Il explique les conséquences…

<em class="placeholder">Contrôleur et agriculteurs devant un pulvérisateur.</em>
Aides PAC : Comment sont sélectionnées les exploitations contrôlées ?

Chaque année une partie des exploitations demandeuses d’aides PAC font l’objet de contrôles. Réalisés sur pièces ou…

<em class="placeholder">Antonin Ayrault agriculteur à Rives-d’Autise, en Vendée, dans un champ de colza, avril 2026</em>
Installation : « J'ai pris un an de réflexion pour bâtir mon projet et m'installer dans de bonnes conditions sur l'exploitation familiale en Vendée »
Antonin Ayrault s’est installé sur la ferme familiale à Rives-d’Autise, en Vendée, le 1er janvier 2026. Il…
<em class="placeholder">Parcelle de jachère en Charente.</em>
Broyage des jachères : quelles dates d’interdiction en 2026 ?

Chaque printemps, il est obligatoire de respecter une période d’interdiction de broyage et fauchage des jachères. Destinée à…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures