Aller au contenu principal

Prix du lait : Isigny-Sainte-Mère a payé 533 euros pour 1 000 litres en 2023

La coopérative normande Isigny-Sainte-Mère affiche un EBE 2023 en baisse mais reste confiante. En assemblée générale, elle a présenté ses nouveaux projets.

« Pour la 7e année consécutive, le prix du lait payé aux producteurs est au-dessus de la moyenne nationale », souligne Arnaud Fossey, président de la coopérative Isigny-Sainte-Mère lors de l’assemblée générale vendredi 31 mai 2024. En 2023, le prix final payé, avec le retour sur résultat (30 €/1 000 litres), s’élève à 532,92 €/1 000 litres, contre 513,64 €/1 000 litres en 2022. L’année 2023 est « satisfaisante », commente Arnaud Fossey, avec un chiffre d’affaires total de 641 millions d’euros, en hausse de 5,47 %, mais l’EBE est en baisse de 16 %.

+ 0,75 % de volume collecté en 2023

Gérald Andriot, directeur de la coopérative, annonce une collecte de 254 millions de litres de lait conventionnel et 12 millions en bio. Soit des hausses respectives de 0,7 % et près de 2 %, dans un contexte national baissier.

Dans l’ordre, les poudres infantiles, les autres poudres (babeurre, sérum et poudres de lait écrémé) et les beurres représentent les trois principaux tonnages de production pour la coopérative. L’activité fromages frais « remporte un vrai succès », souligne Gérald Andriot, avec une hausse de près de 14 % de son activité par rapport à 2022.

En Chine, le marché se tasse

Pour Isigny, 90 % des tonnages de laits infantiles vendus partent à l’export. En 2023, ces tonnages ont baissé de près de 4 %. Le bémol se situe sur le marché chinois des laits infantiles, distribués sous la marque Biostime du groupe chinois H&H (détenteur de 49,9% du capital social de la coopérative), en raison de la baisse de 50 % de la natalité entre 2019 et 2023. « Notre marque Biostime reste en 3e position en matière de notoriété, derrière deux marques chinoises, rapporte Laetita Albertini, du groupe H & H. Mais le marché se tasse et nous en faisons les frais comme tout le monde. »

H & H scrute le marché sénior en Chine, qui lui « se développe à toute vitesse ». L’entreprise anticipe des besoins « en produits nutritionnels, à but médical ou des substituts de repas ». Si ces produits comptent « un peu moins de lait » que ceux pour les enfants, Laetitia Albertini valorise « l’expertise de la formule d’Isigny-Sainte-Mère ».

Le marché français représente « 10 % de notre revenu en lait infantile, poursuit-elle. Nous avons pris le leadership en pharmacie sur lait bio et de chèvre ». H & H commercialise ainsi des laits infantiles sous la marque Biostime mais aussi Inostime pour les poudres issues de lait conventionnel.

 

 

 

Avec les ristournes, quel a été le prix du lait des coopératives françaises en 2023 ?

Les projets Tins et atelier culinaire

Sous le nom de projet Tins, Isigny-Sainte-Mère annonce une évolution de la gamme de formats de conditionnement de l’atelier U1. Objectif : conditionner des boîtes de lait infantile de 200 gr à 1,2 kg de H85 à H200, « pour permettre la production de formules très spéciales », détaille Gérald Andriot. L’investissement est « cofinancé par Isigny et H & H ». La qualification de la ligne est attendue pour « fin juillet ». Autre projet, celui de créer un atelier culinaire, soit un hall pilote pour « mettre à disposition des chefs une base laitière apte à être travaillée » pour faire des cream cheese, des mix à glace ou encore de la crème de whisky. Le projet, d’un montant de 13 millions d’euros est réalisé avec le partenaire d’Isigny au Japon, Takanashi. Objectif : mise en route fin décembre 2024.

Les plus lus

<em class="placeholder">Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin</em>
Stress thermique : « Notre production laitière ne baisse quasiment plus en été grâce au douchage », dans le Bas-Rhin

Pascal Goetz, éleveur dans le Bas-Rhin, installé en traite en traite robotisée, a mis en place un dispositif de douchage…

<em class="placeholder">Alexandre Ramel dans l&#039;une des  parcelles de maïs ressemée fin mai suite à des attaques de géomyze.</em>
Attaques de géomyze : « Nous avons dû ressemer 50 hectares de maïs », en Mayenne

Le Gaec Fénérie Bourigné, à La Bigottière en Mayenne, a été confronté ce printemps à des attaques sévères de géomyze, une…

<em class="placeholder">Gaëtan Palaric, éleveur dans les Côtes-d&#039;Armor devant son robot d&#039;alimentation Aura</em>
« Avec notre robot d’alimentation, nourrir 300 animaux se résume à 30 minutes de surveillance pour 9 rations différentes » dans les Côtes-d’Armor

Dans les Côtes-d’Armor, le Gaec Boscher Palaric fait partie des tout premiers élevages équipés du robot d’alimentation Kuhn…

<em class="placeholder">Benoît Aubry, éleveur en Mayenne</em>
« Avant d'installer le robot de traite, le diagnostic électro-géobiologique a été notre priorité », en Mayenne

 Benoît Aubry, éleveur en Mayenne, a effectué quelques aménagements en amont de son projet robot de traite  pour…

Arthur Danière
Grand troupeau : « Le pâturage me permet d’améliorer l’autonomie alimentaire », dans l’Orne.

A la Ferme du Val Danière, le pâturage a été maintenu malgré l’augmentation du nombre de vaches laitières dans le troupeau.…

<em class="placeholder">Marc-Antoine Blot, l’un des deux associés du Gaec BB, à Hauteville-la-Guichard, dans le centre Manche. </em>
Stress thermique : « J’ai installé un douchage d’appoint pour soulager les vaches de la canicule », dans la Manche

Au Gaec BB dans la Manche, le troupeau respire mieux depuis la mise en place d’un dispositif de douchage fait « maison…

Publicité
Titre
VENTE FLASH
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[VENTE FLASH] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière