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Prestation agricole de A à Z : « il ne faut pas se focaliser sur le prix »

Faire appel à un prestataire de service pour réaliser l'ensemble des travaux de plaine a le vent en poupe. Pour Jérémy Faucheux, à la tête de l'ETA JMA, l'idéal est « de privilégier la confiance et de ne pas se focaliser sur le seul critère du prix ».

La sous-traitance de A à Z ne cesse de se développer en France, qu’il s’agisse de faire faire l'ensemble des travaux agricoles ou la totalité des tâches de l’entreprise, y compris la gestion et la commercialisation.
La sous-traitance de A à Z ne cesse de se développer en France, qu’il s’agisse de faire faire l'ensemble des travaux agricoles ou la totalité des tâches de l’entreprise, y compris la gestion et la commercialisation.
© @bdrt.drone

La sous-traitance de A à Z ne cesse de se développer en France, qu’il s’agisse de faire faire l’ensemble des travaux agricoles ou la totalité des tâches de l’entreprise, y compris la gestion et la commercialisation. Une réalité qu’observe Jérémy Faucheux, dirigeant de l’entreprise de travaux agricole JMA, à Bazoches en Dunois (Eure-et-Loir).

« Nous proposons du travail à façon classique et nous sommes spécialisés en cultures industrielles (betteraves, pommes de terre, oignons). Nous rencontrons de plus en plus d’agriculteurs en fin de carrière souhaitant transmettre leur exploitation à leurs enfants, qui, eux, ne sont pas dans l’agriculture. Les fermes sur lesquelles nous réalisons une prestation intégrale représentent déjà un total de 1 550 hectares. Déléguer les travaux agricoles nécessite que le travail soit bien fait. L’idéal, est de choisir un prestataire qui fasse les travaux d’un bout à l’autre. C’est ce que nous proposons. Nous travaillons chez nos clients de la même façon que sur notre ferme, avec les mêmes pratiques et les mêmes produits.

La plupart de nos clients sont des agriculteurs qui décident quand il faut intervenir, mais nous développons également un contrat en gestion complète, dans lequel nous gérons toute l’exploitation, de la commande de phytos à la vente de céréales ».

Ce système, qui assure un revenu fixe aux propriétaires, intéresse surtout les enfants qui veulent conserver le bien de leurs parents.

Le risque de prix cassés

Jérémy Faucheux recommande « de privilégier la confiance et de ne pas se focaliser sur le seul critère du prix » : quand les tarifs sont cassés, le travail est toujours bien fait au début, mais ça dure rarement très longtemps et ça peut coûter cher. « Le prestataire doit pouvoir renouveler régulièrement son matériel et bien rémunérer ses équipes », rappelle le chef d’entreprise.

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