Près de 600 bâtiments de poules pondeuses à construire d’ici 2035
La filière œuf veut accélérer la construction de poulaillers, pour atteindre 10 millions de places supplémentaires d’ici 2035.
La filière œuf veut accélérer la construction de poulaillers, pour atteindre 10 millions de places supplémentaires d’ici 2035.
La filière œuf française a produit 15,9 milliards d’œufs en 2025 et ambitionne d’atteindre 18 milliards en 2035.
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L’enjeu : accompagner la croissance de la consommation d’œufs qui atteint des records et redevenir autosuffisante à 101 %. En 2025, les Français ont consommé 237 œufs en moyenne en 2025, soit 5 % de plus qu’en 2024 et + 15 % sur trois ans. La hausse de 0,8 % de la production française n’a pas couvert l’augmentation de la demande et le taux d’autoapprovisionnement a atteint un plancher historique à 95,8 % en 2025.
D’après les projections réalisées par l’Itavi, la consommation totale d’œufs pourrait avoisiner 269 œufs en 2035. « Pour la couvrir, il faudrait créer 10 millions de places supplémentaires de poules pondeuses d’ici dix ans, soit 1 million de plus par an. En juin 2024, la filière œuf s’est déjà donnée comme objectif de construire 300 nouveaux poulaillers et d’atteindre 90 % d’œufs alternatifs en 2030. C’est cette même trajectoire qu’il faut poursuivre jusqu’en 2035, avec un objectif rehaussé à 575 nouveaux poulaillers », souligne Yves-Marie Beaudet, président du CNPO.
60 millions d’investissement par an
Selon une enquête menée par l’interprofession entre octobre et décembre 2025, plus de 220 projets de construction sont déjà enregistrés avec l’engagement d’un metteur en marché. 660 000 places supplémentaires (18 poulaillers) ont été créées en 2025 et 1,25 million (40 bâtiments) le sera en 2026. « Le plan de construction commence à monter en puissance. Les tensions dans les rayons devraient disparaître d’ici juin avec 375 millions d’œufs produits en plus en 2026. » Pour le maillon élevages, les besoins d’investissement sont considérables avec un million de places par an à construire à 60 euros la poule environ. Ceux des autres maillons (centres de conditionnement, couvoirs, usines d’aliment) vont aussi être chiffrés dans le cadre des travaux sur la souveraineté alimentaire. Comme pour la volaille de chair, le CNPO a souligné le soutien indispensable des pouvoirs publics pour atteindre ces objectifs d’autonomie en œufs, appelant notamment à simplifier et accélérer les procédures administratives pour la construction des bâtiments.