Aller au contenu principal

Qu’est-ce que le label Bas carbone ?

Le label Bas carbone (LBC) permet une rémunération des efforts réalisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il a été créé par le ministère de l’Environnement fin 2018 afin de dynamiser les efforts de réduction des émissions de gaz à effet de serre et permettre une rémunération de ces derniers correspondant à la vente des « crédits carbone » obtenus.

Qu’est-ce que le label Bas carbone ?

La première étape pour une filière est de disposer d’une méthode sectorielle validée par le ministère. Elle définit le périmètre concerné, les leviers de réductions d’émissions pris en compte et les modalités de calcul des émissions de gaz à effet de serre.

Lire aussi : Six leviers pour limiter l’impact carbone des élevages de porcs

Pour l’élevage porcin, l’Ifip a écrit et déposée une méthode en novembre dernier et attend les premiers retours du ministère. La phase d’échange et de validation peut donner lieu à d’éventuels ajustements. L’Ifip espère avoir une méthode validée pour l’été prochain.

Les éleveurs rentrent dans la démarche via des projets LBC

À l’échelle des élevages, la mise en œuvre passe par la construction d’un projet label Bas carbone. La participation se fait à des échelles très variées, du projet individuel au projet collectif intégrant plusieurs dizaines d’éleveurs, voire des centaines. Le but du projet est de préciser les objectifs prévus de réduction des gaz à effet de serre en tonnes de carbone sur cinq ans, et les moyens envisagés pour y parvenir.

Seules les nouvelles actions de réductions d’émissions sont éligibles. Chaque élevage part de son propre point de départ, peu importe ce qui a été engagé préalablement. En effet, le label Bas carbone est là pour stimuler de nouvelles réductions et non pour valider de précédentes. Pour pouvoir être engagés, les projets doivent être validés par le ministère.

Cinq ans pour atteindre son objectif

Une fois un projet validé, un éleveur a cinq années pour atteindre son objectif de réduction, sachant que, sur cette période, une réduction atteinte est comptabilisée les années suivantes. Par exemple, si l’éleveur met en œuvre son changement de pratique dès la première année, la réduction annuelle des émissions de carbone sera considérée chaque année sur les cinq ans. Si à l’inverse, la bonne pratique ne peut pas être mise en œuvre avant la quatrième année, seule une année de réduction sera considérée. Les réductions de gaz à effet de serre réalisées sont attestées par des différences d’émissions entre un diagnostic de départ et un diagnostic final. Des auditeurs externes assurent de l’effectivité des progrès obtenus. Ces réductions d’émissions quantifiées font l’objet d’une reconnaissance par le ministère.

Les tonnes de carbone économisées sont vendues à des entreprises

Grâce à son projet LBC, un éleveur peut se faire rémunérer ses efforts en vendant de gré à gré sur un marché volontaire les tonnes de carbone économisées. Les acheteurs sont des entreprises qui souhaitent améliorer leur communication sur l’environnement. C’est, à ce stade, un marché basé sur le volontariat. Mais certains secteurs d’activité, aux dires du ministère, pourraient y être incités dans les années à venir. Le démarchage des financeurs peut faire peur et sembler compliqué pour un éleveur. Dans les faits, la filière bovine qui a une méthode sectorielle validée depuis trois ans et plusieurs centaines d’éleveurs engagés dans des projets LBC, a créé une structure (France carbon agri) pour accompagner les éleveurs et mutualiser des étapes clés. Cette structure sert d’intermédiaire pour donner de la visibilité, communiquer sur l’offre carbone et contractualiser avec des financeurs. C’est lors de la contractualisation qu’un prix d’achat de la tonne carbone est fixé. Il est actuellement de 30 euros la tonne.

Des premiers calculs montrent qu’un élevage porcin naisseur engraisseur de 250 truies pourrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre entre 5 et 20 %, avec des rémunérations allant de 5 000 à 50 000 euros (sans prendre en compte les coûts d’investissement). Tout cela va être prochainement précisé en fournissant notamment à la filière des cas types avec des exemples de changement de pratiques et les performances associées.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

Jonathan Aubry, du Gaec Porcs Joly a investi dans une cellule à blé de 414 tonnes et a construit un local soupe en tôle et bardage isolés.
La Faf partielle évolue au rythme de l’élevage Porcs Joly
Jeune installé sur l’exploitation familiale, Jonathan Aubry a réinvesti dans la Faf simplifiée destinée à l’alimentation des…
Evel’Up en baisse incite ses éleveurs de porcs à investir
Le groupement d'éleveurs de porcs Evel’Up a enregistré une production en baisse de 3 % à 3,6 millions de porcs. Ce qui ne l’…
Cooperl a bien résisté en 2021
Malgré une conjoncture défavorable, la coopérative lamballaise a réalisé un résultat nettement positif en 2021. Elle s’inquiète…
Guillaume Le Hir s’est équipé d’un silo tour pour stocker jusqu’à 850 tonnes de maïs humide.
Une Faf simplifiée pour les porcs en engraissement qui optimise le temps de travail
En investissant dans un silo tour et dans une présoupe, Guillaume Le Hir a diminué le temps de travail…
Avec un bâtiment semi-ouvert, le bien-être animal est considéré comme amélioré mais la réduction des émissions de gaz à effet de serre est plus délicate que dans un bâtiment fermé.
Deux visions possibles pour l’engraissement de porcs de demain
Deux concepts très différents ont été imaginés pour concevoir un engraissement de demain permettant de concilier environnement et…
« Tous les projets de la Cooperl sont examinés sous l’angle carbone »
« Tous les projets de la Cooperl sont examinés sous l’angle carbone »
La Cooperl a pour objectif d’accélérer la décarbonation de sa filière, de l’élevage jusqu’aux outils de transformation. Pour cela…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)