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« Mon atelier porc dégage un excédent brut d'exploitation supérieur à mes ateliers bovins »

Benoît Julhes exploite dans le Cantal un atelier porcin de 100 truies naisseur-engraisseur, ainsi que deux troupeaux de vaches laitières et allaitantes. L'an dernier, l'atelier porc a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires et un excédent brut d’exploitation (EBE) supérieurs aux ateliers bovins.

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Benoît Julhes, Gaec du Puech Laborie : «L'atelier porc a apporté de la capacité d’autofinancement nécessaire à l’adaptation de l’atelier lait.»
© F. Pigot

Le Gaec du Puech Laborie à Badailhac (Cantal) est né de la fusion de deux exploitations, en 2021. Il compte 175 hectares de SAU pour 80 vaches laitières en AOP Cantal et Bleu d’Auvergne (532 000 l produits en 2023), 35 vaches allaitantes et une centaine de truies productives. 

Lire aussi : Mixité porc bovin : le cochon a toute sa place dans le Massif central

Cet atelier naisseur-engraisseur a été créé en 2012 avec un investissement de 40 000 euros pour le cheptel et 780 000 euros (dont 130 000 € d’auto-construction) dans un bâtiment cohérent et structuré sur le principe de la marche en avant (quarantaine pour les reproducteurs, insémination artificielle, gestation, mise bas, engraissement et quai d’embarquement).

Lire aussi : « Deux ateliers porc et bovin dans le Cantal pour être ensemble tout en étant indépendants »

Sa production annuelle est de 3 000 porcs charcutiers valorisés par le groupe Altitude dans les filières porc montagne Cantalou et IGP salaison d’Auvergne. Par ailleurs, 250 porcelets de 40 kilos sont vendus annuellement à des producteurs de fromages fermiers.

Intérêt de la mixité des productions

Sur le plan économique, l’atelier porc a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires et un excédent brut d’exploitation (EBE) supérieurs aux ateliers bovins alors qu’il ne nécessite qu’une unité main-d’œuvre au lieu de 2,6. Sur douze ans, l’activité a enregistré un EBE moyen de 87 000 euros (148 000 € en 2023). « L’atelier porcin permet d’amener du beurre dans les épinards », constate Benoît Julhes. Il a notamment apporté de la capacité d’autofinancement nécessaire à l’adaptation de l’atelier lait. L’éleveur sait aussi que cette production est cyclique et que le vent peut tourner, d’où l’intérêt de la mixité qui apporte, par ailleurs, une autonomie en fertilisation.

Le Gaec est certifié HVE depuis 2020. Une SAS a été constituée pour la production photovoltaïque (900 kWc installés + 270 kWc en projet sur la porcherie) en sachant que l’atelier lait nécessite 50 000 kWh/an, contre 110 000 kWh/an pour la porcherie.

Rédaction Réussir

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