Aller au contenu principal

Les radians à ondes longues consomment moins d'énergie que ceux à ondes courtes pour chauffer les porcelets en post-sevrage.

Le chauffage rayonnant à infrarouges ondes longues permet d’économiser 65 % d’électricité pour chauffer des salles de post-sevrage, par rapport aux radiants traditionnels à ondes courtes.

Une nouvelle technologie utilisant les ondes infrarouges longues pour chauffer les nids à porcelets en maternité et en post-sevrage est proposée depuis quelques mois par la société Verelec. L’Ifip a testé ce matériel sur des salles de post-sevrage sur la station expérimentale de Romillé, en comparaison avec les dispositifs radiatifs traditionnels à ondes infrarouges courtes. Il en ressort que ce nouveau mode de chauffage consomme 65 % d’électricité en moins que le chauffage traditionnel pour ce stade physiologique (115 kWh contre 335 kWh pour chauffer une salle de 51 porcelets pendant 17 jours en période hivernale). Dans les deux salles, les températures ambiantes étaient très proches. Mais on a pu observer quelques difficultés dans la salle équipée de radiants à ondes longues pour chauffer le volume de la salle au démarrage du lot, d’où des températures ambiantes légèrement plus faibles dans cette salle sur les premiers jours d’essai. Cependant, aucune différence significative de performances techniques n’a été observée aussi bien sur le gain moyen quotidien que sur l’indice de consommation. Ces résultats ne sont pas extrapolables aux conditions de chauffage en maternité. Ils mériteraient des essais complémentaires pour s’assurer de l’efficacité du dispositif pour ce stade physiologique.

Sensation de chaleur différente

L’idée de la technologie à ondes longues est de mieux restituer la chaleur aux animaux, ce qui permet de dimensionner le dispositif chauffant avec moins de puissance (watts) tout en gardant un niveau de confort satisfaisant. Ainsi, contrairement aux radiants traditionnels qui permettent de chauffer rapidement et de manière plus agressive la peau (sensation similaire à celle d’un barbecue), le rayonnement du chauffage à ondes longues est mieux absorbé par le corps des animaux ou des matériaux. La sensation de chaleur est donc moins instantanée et la température de la peau est moins importante (similaire à celle derrière une baie vitrée). Les calories sont alors mieux valorisées. De plus, le chauffage à ondes longues chauffe moins l’air ambiant, ce qui permet d’obtenir une ambiance plus agréable dans les salles.

Chaleur uniforme et surface chauffée

Les radiants testés sont de larges plaques carrées de 60 cm de côté. Cette géométrie permet de chauffer une surface au sol plus importante que des petits radiants, et ainsi de permettre à plus d’animaux de séjourner dans la zone maintenue à la température souhaitée. De plus, la technologie utilisée dans les radiants à ondes longues permet une répartition de la chaleur plus uniforme. Ainsi, on observe moins d’animaux s’agglutinant, ou au contraire, fuyant la zone à l’aplomb de la source de chaleur comme on peut parfois le voir sur les radiants traditionnels. En effet, avec ces derniers, la zone de chauffe est souvent conique. Les températures sont proches de 30 °C à l’aplomb du radiant, mais la température chute rapidement en périphérie, généralement vers 24-25 °C lorsqu’on se positionne à 50 cm de l’axe central. Il est alors plus difficile pour l’ensemble des animaux de la case de trouver la zone la mieux adaptée à leur besoin thermique.

Repères

Résultats sur un essai
Salle témoin (51 places) : trois radiants classiques à ondes courtes de 600 watts (35 W/porcelet)
Salle essai (51 places) : trois radiants à ondes longues de 400 watts Verelec (24 W/porcelet)
Consignes de chauffage : 28 °C à l’entrée des animaux et diminution jusqu’à 23,5 °C.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir porc.

Les plus lus

François Valy, président de la FNP
La Fédération nationale porcine met la pression sur la grande distribution
La fédération nationale porcine (FNP) estime que l’aval et les GMS doivent payer les hausses de prix. Elle milite également pour…
L'introduction de matières premières non consommable par l'homme dans l'aliment des porcs (tourteau de tournesol, par exemple) permet de limiter la compétition alimentaire entre l'homme et l'animal.
Le porc peut être producteur net de protéines
En valorisant des matières premières végétales non comestibles par l’homme, l’élevage de porc peut produire plus de protéines…
Cooperl lance sa Bulle environnement
Communiquer sur les efforts entrepris en faveur de l’environnement, tel est l’objectif de la « Bulle environnement »…
Leon Trentmann. «Les enregistrements demandés par ITW me demandent quatre heures de plus chaque semaine.»
« Le bien-être doit être rentable pour l’éleveur de porc »
Leon Trentmann, éleveur de porcs naisseur-engraisseur en Allemagne, s’est engagé dans la démarche ITW. Une subvention a quasiment…
Les truies sont rapidement mises en liberté après l’insémination : elles disposent alors de 2,25m² par animal comme en gestante.
Vers une réduction de la contention dans les verrateries des élevages de porcs
En verraterie, il est possible d’améliorer le bien-être animal et le bilan environnemental en associant la mise en liberté des…
Cette barquette d'échine de porc  indique qu'il s'agit d'une viande bien-être (ITW) classée en mode de conduite 2.
Bien-être du porc : l'Allemagne veut faire simple pour être efficace
La filière viande allemande a pris à bras-le-corps la problématique du bien-être animal en édictant des règles applicables par la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)