Aller au contenu principal

La fabrication des aliments à la ferme toujours motivante pour les éleveurs de porcs

Économiser sur le coût alimentaire est la première motivation des éleveurs qui fabriquent leurs aliments à la ferme, selon une enquête menée par Airfaf Bretagne et les Chambres d’agriculture de Bretagne, en partenariat avec des organisations de producteurs.

52 % des éleveurs pensent économiser entre 10 et 20 euros par tonne d’aliment. © C. Drique
52 % des éleveurs pensent économiser entre 10 et 20 euros par tonne d’aliment.
© C. Drique

Les éleveurs de porcs investissent dans la fabrication d’aliments à la ferme (Faf) pour plus d’indépendance face à l’évolution du marché des matières premières. 66 % des éleveurs sondés ont choisi l’économie sur leur coût alimentaire comme première motivation à leur choix de fabriquer leurs aliments à la ferme. Parmi eux, 75 % ont cité la valorisation des matières premières produites sur l’exploitation comme seconde raison. Parmi les deux autres motivations proposées, le fait de formuler soi-même ses aliments et d’avoir un lien au territoire apparaissent secondaires.

Une économie d’au moins 10 euros par tonne d’aliment

52 % des éleveurs pensent économiser entre 10 et 20 euros par tonne d’aliment et 43 % d’entre eux pensent en économiser plus de 20 euros. Les économies espérées dépendent du type de Faf : les éleveurs qui fabriquent l’aliment à partir des céréales et des complémentaires (Faf complémentaires) se situent généralement dans la fourchette basse, alors que ceux qui fabriquent en achetant des tourteaux et des aliments minéraux vitaminés (Faf TAMV) pensent économiser plus.

En outre, les économies dépendent du tonnage d’aliment fabriqué dans les élevages : avec plus de 3 000 tonnes fabriquées, la majorité des éleveurs pensent réaliser plus de 20 euros d’économie par tonne d’aliment. En deçà de ce seuil, ils sont davantage à penser se situer entre 10 et 20 euros d’économie.

L’origine des céréales très majoritairement locale

Les élevages TAMV fabriquent en moyenne 95 % de leurs besoins annuels en aliment : ils fabriquent entièrement les aliments engraissement et truies dans la majorité des cas, et 81 % d’entre eux fabriquent la totalité de leur aliment 2e âge. Leur approvisionnement en céréales pour leur fabrication est très local, puisque 87 % de leurs besoins en maïs et 70 % de ceux en blé, orge et autres céréales, sont produits sur l’exploitation ou achetés aux voisins. En ce qui concerne les Faf complémentaires, les éleveurs utilisent tous un complémentaire pour leur aliment engraissement, à hauteur de 28 % en moyenne. Ils sont également 63 % à utiliser un complémentaire pour leur aliment truie, à hauteur de 31 % en moyenne. De la même façon que pour les Faf TAMV, leur approvisionnement en céréales est très local puisque 92 % et 86 % de leurs besoins en maïs et autres céréales sont produits sur l’exploitation ou achetés aux voisins.

Beaucoup de projets d’investissement

Trente et un éleveurs sur cinquante-cinq ont déclaré avoir au moins un projet d’investissement pour leur élevage, et pour vingt-deux d’entre eux, au moins un de leurs projets concerne leur Faf. Pour ces vingt-deux éleveurs, quarante-huit projets autour de la Faf ont été répertoriés. Ces projets concernent principalement la réception et le stockage des matières premières, ainsi que l’évolution du cœur de fabrique. Les éleveurs avec Faf complémentaires citent davantage ce type de projets, traduisant peut-être la volonté pour ceux-ci de s’orienter vers une Faf TAMV.

Repères

Enquête à destination des éleveurs porcins bretons fabriquant leur aliment à la ferme
Transmise aux éleveurs par les techniciens des organisations de producteurs via des mails ou des newsletters
85 éleveurs ont répondu à l’enquête
87 % sont naisseurs-engraisseurs (333 truies en moyenne)
13 % sont postsevreurs-engraisseurs ou engraisseurs (5 602 porcs produits par an en moyenne)

Partenaires

L’enquête a été initiée par Airfaf Bretagne et a reçu le soutien financier et logistique de cinq organisations de producteurs : Eureden (Odile Le Bars), Evel’up (Solène Launay), Porc Armor évolution (Yves Auffret), Porélia (Rémi Berthevas) et Syproporcs (Adrien Pensivy).

 

 
 

 

 

 

 
 

Les plus lus

<em class="placeholder">Marie et Jérôme Brichet et leurs trois enfants Tom, Hugo et Grégoire. « Cette maternité entre dans le cadre de la restructuration de l&#039;élevage sur un second site qui ...</em>
« Nous investissons dans une maternité de truies en liberté en prévision de l’installation de nos deux fils »

La porte ouverte organisée par les membres du Gaec de la Ruchère a permis de découvrir une maternité qui associe bien être…

<em class="placeholder">Régis Cueff dans son élevage porcin. </em>
« J'ai restructuré mon élevage porcin en un seul site avec mon nouveau bâtiment de post-sevrage »

La construction d’un bâtiment de post-sevrage permet à Régis Cueff d’atteindre son objectif de longue date : centraliser…

<em class="placeholder">Martin Cloitre (à gauche) avec Charlène Poulhazan, d&#039;Evel&#039;Up et Johan, salarié de l&#039;élevage : « Nous avions tendance à trop brider la consommation au démarrage. »</em>
« Des croissances élevées des porcs en engraissement malgré nos cases atypiques »

Au Gaec de Kerdanevez, les croissances quotidiennes en engraissement et l’homogénéité des lots ont fortement augmenté depuis…

<em class="placeholder">Des bonnes pratiques environnementales ont progressivement été adoptées par les éleveurs (ici, un laveur d&#039;air biologique permettant de capter les poussières et ...</em>
Agribalyse 3.2 : le porc français plus vert que jamais

La filière porcine française a fait des progrès considérables en termes d’impacts environnementaux. Ces progrès ont été…

<em class="placeholder">Pertmat fait l&#039;analyse des critères de pertes calculés par la GTTT et identifie les facteurs de risque de l&#039;élevage.</em>
Pertmat de l'Ifip: la première étape d’analyse pour améliorer la survie des porcelets en maternité

Proposé il y a 5 ans par l’Ifip, Pertmat est un outil expert simple pour progresser sur la survie des porcelets. Il permet un…

<em class="placeholder">salarié en train de préparer une dose d&#039;insémination devant une truie en chaleur </em>
Elevage de porcs : « Nous apprécions le gain de temps lors des inséminations »

La SCEA Ar Kouerien a divisé par deux le temps de travail dédié à l’insémination depuis qu’elle utilise la sonde « tout…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Version numérique de la revue Réussir Porc
2 ans d'archives numériques
Accès à l’intégralité du site
Newsletter Filière Porcine
Newsletter COT’Hebdo Porc (tendances et cotations de la semaine)