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Des pistes pour améliorer l'autonomie protéique de son élevage de porcs

Le projet SiT’ProT’In a pour objectif de diffuser plus efficacement aux éleveurs les connaissances sur la question de l’autonomie protéique. Il vise à centraliser l’ensemble des références existantes concernant ce sujet.

Pour 28% des éleveurs, la production et l'achat de matières premières locales sont une voie à privilégier pour accentuer leur autonomie protéique.
Pour 28% des éleveurs, la production et l'achat de matières premières locales sont une voie à privilégier pour accentuer leur autonomie protéique.
© D. Poilvet

Une enquête terrain réalisé par les Chambres d’agriculture de Bretagne, des Pays de la Loire, de Normandie et de Nouvelle-Aquitaine dans le cadre du programme SiT’ProT’In (se prononce « si t’es pro t’es in ») démontre une attente forte des éleveurs de porcs sur le sujet de l’autonomie protéique.

En effet, 67 % des éleveurs pensent que l’amélioration de l’autonomie protéique permet de réaliser un gain économique sur l’exploitation. Pour agir dans ce sens, les solutions plébiscitées par les éleveurs de porcs, concernent l’amélioration de l’efficacité protéique en jouant sur l’efficacité alimentaire et l’ajustement des apports nutritionnels aux besoins des animaux.

Par ailleurs, pour 28 % d’entre eux, l’autre priorité est de produire sur l’exploitation ou d’acheter localement des matières premières riches en protéines nécessaires au cheptel (céréales, coproduits). 

Certains éleveurs enquêtés ont cependant abandonné l’idée de produire eux-mêmes leurs protéines en raison d’un manque de rentabilité, d’un manque d’équipement ou d’un temps de travail trop conséquent.

D’autres hésitent à mettre en œuvre des conduites alimentaires ajustées aux besoins des animaux ou à travailler sur la baisse de protéines des aliments. Ils craignent une chute de performances zootechniques et un manque d’équipement adapté.

 

Des références consultables gratuitement

 

Pour accompagner les éleveurs dans leur réflexion, SiT’ProT’In a permis la création d’un e-book (livre numérique) qui centralise les références sur l’autonomie protéique, notamment en filière porcine.

Les éleveurs intéressés peuvent consulter gratuitement ces références sous forme de témoignage, de vidéos, de fiches techniques, d’articles de presse…

Le projet a également permis la création de modules de formation autour de l’autonomie protéique à destination des éleveurs et des conseillers en élevage porcin. L’enseignement est concerné, avec des travaux dirigés pédagogiques à disposition sur la plateforme collaborative Resana.

« L’autonomie protéique, c’est la chasse au gaspi »

Thierry Marchal, éleveur de porcs à Sizun (Finistère) et élu porc à la Chambre d’agriculture de Bretagne

Thierry Marchal, éleveur de porcs à Sizun (Finistère) et élu porc à la Chambre d’agriculture de Bretagne

Un travail avait été engagé dans les élevages dès les années 90 pour réduire leur impact sur l’environnement : baisse des rejets azotés, mise en adéquation des aliments avec les besoins des animaux, alimentation de précision…

Aujourd’hui, l’autonomie protéique, c’est la même chose pour l’essentiel : la chasse au gaspi. Un travail important a déjà été réalisé ces dernières années.

Certaines matières premières protéiques produites en France (tourteaux de colza, de tournesol, de soja) sont déjà largement utilisées. D’autres, comme le soja français ou les protéagineux, ne sont pas suffisamment compétitifs par rapport au soja importé. Et malheureusement, les consommateurs ne sont pas prêts aujourd’hui à payer ce surcoût. 

Beaucoup de choses peuvent encore être améliorées en élevage pour diminuer la consommation de protéines : la rénovation du parc bâtiment, l’amélioration des conditions d’élevage et des programmes alimentaires permettent de réduire l’indice de consommation, et donc les intrants. Ce n’est pas toujours facile, car ces mesures peuvent entrer en concurrence avec les demandes actuelles sur l’amélioration du bien-être animal.

Certaines de ces demandes vont même parfois à l’encontre de la bonne utilisation des aliments, comme l’accès à l’extérieur ou l’élevage sur litière.

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