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Des locaux confortables pour accueillir les salariés

Des locaux techniques de qualité sont un atout pour attirer et fidéliser la main-d’œuvre. La SARL René Colin dans le Finistère en constate tous les bénéfices depuis quinze ans.

Le choix précurseur de René Colin, éleveur à Plouigneau dans le Finistère, d’investir dans des locaux techniques de qualité permettant un bon accueil et des conditions de travail confortables pour ses salariés s’avère, quinze ans après, plus que payant. Pour preuve, mis à part les départs en retraite ou pour installation, le turn-over au sein de la SARL est minime. Aujourd’hui, ses deux fils, Louis et Victor Colin ont reproduit des locaux identiques sur leur nouveau site de 600 truies situé à 12 kilomètres. Ces investissements sont, pour les gérants, essentiels et font partie d’une stratégie de management moderne. Ils démontrent l’intérêt et l’attention qu’un chef d’exploitation apporte aux hommes et femmes qui travaillent pour lui. Bien sûr, reconnaît Louis Colin, des locaux techniques confortables ne servent à rien si, derrière, la qualité globale (résultats techniques et l’aménagement intérieur) de l’élevage ainsi que l’ambiance générale ne sont pas au rendez-vous : c’est un tout qui doit être harmonisé !

Un visuel propre et accueillant

Néanmoins, l’accueil et les vestiaires donnent les premières impressions d’un élevage. « Ce qu’il y a dehors indique généralement ce qu’il y a dedans ! », souligne Louis Colin. C’est là toute l’ambition de cette stratégie : inspirer une image extérieure de qualité afin de donner envie aux salariés de venir travailler et ainsi faciliter le recrutement. Et ça marche y compris via Leboncoin ! « Pour recruter, nous avions mis en ligne sur le site d’annonces une photo de nos vestiaires. C’est cette image qui a décidé un de nos salariés à postuler », se félicite le jeune associé. D’ailleurs, les premières choses que l’on constate en arrivant à l’élevage sont la propreté et l’organisation : les abords sont grillagés et arborés, et un totem disposé à l’entrée oriente les flux de circulation. Une fois garé sur le parking bitumé, on se retrouve face à un bâtiment technique singulier pour la production porcine (l’architecture ressemble à une tête de cochon !) et structuré en deux parties cloisonnées l’une de l’autre avec deux entrées (avec digicode) bien distinctes.

Une cabine de douche avec vestiaire pour chaque salarié

La première partie d’environ 100 m² comprend un hall d’accueil, une grande salle de réunion, deux bureaux (dont un à l’étage) et une cuisine toute équipée de 20 m². L’ensemble est lumineux, carrelé, propre et sans aucune odeur porcine. Toutes les personnes entrant dans cette zone doivent être habillées en tenue civile.
La deuxième partie d’environ 120 m² comprend 10 cabines de douche avec vestiaire (une douche par personne), une buanderie et deux sas. Toute cette partie est chauffée et carrelée. « Une fois douché, le salarié sort de son vestiaire en chaussettes avec des sous-vêtements fournis par l’élevage. Il passe ensuite dans les sas pour mettre une combinaison de travail et des sabots en plastique propres », commente Louis Colin.

Un cadre confortable pour déjeuner

La cuisine se situe dans la partie extérieure à l’élevage. Ce choix d’agencement oblige les salariés à réaliser une vraie coupure en sortant du cadre du travail au moment des repas. Ainsi, les trois quarts d’entre eux déjeunent tous les midis dans la cuisine en vêtement civil dans un endroit propre, confortable et dénué d’effluves porcins, propice à l’échange et à la communication. Télévision et wifi sont également mis à disposition.

Même s’il ne fait pas tout et s’il a un prix, le confort de travail amené par les locaux techniques est donc indiscutablement un plus pour séduire la main-d’œuvre salariée. Et pour les éleveurs qui restent encore sur leur réserve, les conséquences positives sur la biosécurité finiront peut-être par les convaincre. La FPA est là pour nous le rappeler !

« Ici le salariat est choisi et non pas subi »

« En tant que responsable d’élevage, j’ai la chance de travailler dans une structure dont la bonne réputation concernant les conditions de travail n’est plus à faire. Du coup, je manage des salariés motivés et reconnaissants. Cette politique choisie par les gérants est un vrai moteur. Lorsque j’ai intégré la SARL Colin, je considérais que l’aménagement fait pour l’accueil des salariés était un grand pas en avant. Je m’étais même dit que si cela se passait mal, j’arrêterai la production porcine car de telles conditions sont difficiles à trouver ailleurs. Il est confortable de quitter le travail en étant propre et de pouvoir aller à un rendez-vous sans avoir besoin de repasser chez soi pour se changer. De même, la voiture ne sent pas le cochon. Le midi, on déjeune dans une cuisine propre avec des vêtements civils. Personnellement, je ne pourrais pas faire marche arrière. »

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