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La température moyenne bretonne pourrait augmenter de trois degrés d’ici 2100, attention aux conséquences en élevages de porcs

Que ce soit dans un avenir proche (2050) ou lointain (2100), l’augmentation de la température moyenne annuelle en Bretagne est flagrante.

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Des leviers d’action existent pour adapter les élevages au changement climatique, car la chaleur peut être ressentie par le animaux à des valeurs plus basses si l’air est humide (brumisation ou cooling
© d.poilvet

Alors qu’elle dépassait rarement 12 °C avant les années 2000, la température moyenne bretonne sera proche des 13 °C en 2050 et de 15 °C en 2100.

Cette augmentation des températures va de pair avec un allongement des périodes très chaudes. Par exemple, entre 1976 et 2005, le nombre de jours entre juin et septembre dont la température moyenne journalière était supérieure à 28 °C était proche de 10. En 2100, il sera quatre fois supérieur. Cette évolution aura un impact direct sur les performances des porcs car les animaux ont trop chaud :

Au-dessus de 20 °C pour la truie allaitante
Au-dessus de 24 °C pour la truie gestante
Au-dessus de 25 °C pour le porc en début d’engraissement, 21 °C à la fin.

Malgré tout, des leviers d’action existent car la chaleur peut être ressentie à des valeurs plus basses si l’air est humide (brumisation ou cooling), ou s’il est projeté avec une certaine vitesse au contact des animaux, grâce à des volets d’entrée d’air motorisé ou des brasseurs d’air.

Yvonnick Rousselière

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