Aller au contenu principal

Poire : Angys se veut un produit nouveau, 100 % français et d’exception

Angélys change de nom commercial et s’appelle désormais Angys. Objectif : séduire des consommateurs plus jeunes et protéger la variété sur la scène internationale.

poire angys
Nouveau logo, nouveaux outils de communication, affinage optimisée : Angys dispose d’atouts pour séduire une nouvelle frange des consommateurs
© Angys

Affirmant son origine ligérienne puisque son nom fait écho à la ville d’Angers, où elle est née, Angys est la nouvelle appellation de la poire anciennement commercialisée sous le nom d’Angélys. Loin d’être une évolution cosmétique, il s’agit pour les producteurs engagés d’accentuer le caractère premium de la poire, avec, comme cible, la conquête de nouveaux consommateurs.

Qu’est-ce qui différencie Angys d’Angélys finalement ? « Nous avons mené un important travail sur l’affinage des poires en station pour en faire un fruit véritablement premium, précise d’emblée Sylvain Brault, président de l’association Angélys. Auparavant, la commercialisation se faisait un peu trop tôt, ce qui n’offrait pas un fruit optimum et entraînait une certaine déception chez le consommateur ».

Ce travail en station permet de satisfaire à la fois le distributeur, grâce une durée en rayon plus longue et une meilleure résistance à la manipulation, et le consommateur qui peut garder Angys quelques jours après l’achat.

Opération séduction

Il s’agit aller à la rencontre d’un consommateur plus jeune. « La poire est plutôt consommée par une population senior, nous voulons la garder mais aussi séduire de plus jeunes en mettant en avant aussi l’origine 100 % française d’Angys. N’oublions pas que 50 % des poires consommées en France sont importées. Cela permet aussi de protéger la variété sur la scène internationale », précise Sylvain Brault.

En 2020, ce sont 3 600 t de poires Angys qui ont été récoltées en France. « Nous sommes inscrits dans une stratégie de long terme, souligne-t-il. Nous pensons atteindre les 200 ha de vergers pour fin 2023, ce qui porterait le volume à 4 500 t. Nous avons un rythme de 20 à 25 ha de vergers plantés par an. À l’horizon 2027, le potentiel pourrait s’établir entre 8 000 et 10 000 t. La variété est réputée pour être agréable à travailler et offre une production régulière ».

Si le Val de Loire demeure le berceau de cette variété de poire, elle est aussi présente dans les Hauts-de-France, un peu dans le Berry et en Indre-et-Loire, un bassin en progression.

Angys est distribuée en GMS et en circuits traditionnels, une politique voulue et assumée.

Les plus lus

<em class="placeholder">Un champ de chou-fleur en Bretagne.</em>
Crise sur les légumes d’hiver : « Il faut que toute la filière fasse de la pédagogie sur le vrai prix des légumes »

La météo très douce, qui a accéléré les cycles de production tout en limitant la consommation, entraîne une crise sans…

<em class="placeholder">Vue extérieure du bâtiment de la casserie de l&#039;entreprise Escoute,  à Penne d’Agenais (Lot-et-Garonne)</em>
Amandes dans le Lot-et-Garonne : la casserie d’Escoute au service de la relocalisation de la production

Le projet de relocalisation de la culture de l’amande dans le Sud-Ouest, porté par l’entreprise Escoute, vient de franchir une…

<em class="placeholder">Cédric Sanchez, arboriculteur à l&#039;Ile-Sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales.</em>
Clémentines en Pyrénées-Orientales : intégrer le risque de gel et de froid

La clémentine s’impose comme l’une des voies de diversification dans les vergers des Pyrénées-Orientales. Les références…

Maraîchage en région nantaise : l’automne trop doux génère une crise

Comme d’autres régions, le maraîchage nantais connaît une forte crise liée à l’automne trop doux qui a entraîné l’accélération…

<em class="placeholder">Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente. </em>
Maraîchage en Charente : « Je blanchis mes serres multichapelles une fois par an »

Anthony Garcin, maraîcher à Guimps en Charente, a témoigné de sa stratégie pour limiter les hausses de température sous abri…

<em class="placeholder">Régis Aubenas, producteur de nectarines et abricots dans la Drôme, président de l&#039;association Fruits Plus et élu à la chambre d&#039;agriculture de la Drôme. </em>
Arboriculture dans la Drôme : la reprise des expérimentations de la Sefra s’organise
La liquidation de la station expérimentale fruits Rhône-Alpes (Sefra), en juillet 2025, était « inévitable » selon…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site filière Fruits & Légumes
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière fruits & légumes
Consultez les revues Réussir Fruits & Légumes et FLD au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière fruits & légumes