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Plantations de haies : la Bretagne veut accélérer

La région Bretagne a décidé de répondre « l’Appel de la haie » en signant le 26 mai la campagne de mobilisation lancée en février 2023 par le réseau Afac-Agroforesterie. La région est la deuxième après la Bourgogne-Franche-Comté à répondre à l’appel.  Elle plante près de 500 km de haies chaque année et compte encore aller plus loin.

plantation haie bocagère
Deux régions ont à ce jour signé « l’Appel de la haie » mais la mobilisation doit se poursuivre pour inverser la tendance à la diminution des surfaces de haies au niveau national.
© Christian Gloria

La région Bretagne a signé, le 26 mai, une campagne de mobilisation nationale « pour les espaces bocagers ». Cette campagne a été lancée en février 2023 par le réseau associatif Afac-Agroforesterie et baptisée « l’Appel de la haie». Elle repose sur trois piliers :

  • la protection des haies existantes,
  • leur valorisation économique pour les agriculteurs et les territoires
  • la création de nouveaux espaces bocagers.

 


500 km de haies plantées chaque année

La Bretagne est la deuxième région à s’engager dans cet appel après la Bourgogne-Franche-Comté. Avec près de 500 km de haies plantées chaque année dans le cadre de son programme Breizh Bocage, lancé en 2007, la région est particulièrement active dans ce domaine. « Cet effort de long terme a permis au territoire breton de stabiliser globalement les surfaces bocagères, quand elles ont tendance à disparaitre ailleurs », explique le communiqué.

En effet, au niveau national, malgré les programmes de plantation, la surface des haies en France métropolitaine continue à diminuer. C’est ce que confirme un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) paru fin avril.

La région Bretagne réalise les deux tiers (65%) de l’effort national pour la plantation de haies via le fonds Feader (2015-2022). Un bilan qui reste insuffisant pour la région qui souhaite désormais encourager la gestion et la valorisation des haies par leurs propriétaires.

Pour Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, il faut « encore amplifier » ce « travail remarquable ».

 

« Une jeune plantation n’aura pas les mêmes vertus écologiques qu’une haie ancienne et ne pourra pas compenser immédiatement sa destruction », constate la région. Ainsi, « le bocage ne pourra progresser que si les haies apportent un complément de revenu aux agriculteurs ».

 

 

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