La région Bretagne a signé, le 26 mai, une campagne de mobilisation nationale « pour les espaces bocagers ». Cette campagne a été lancée en février 2023 par le réseau associatif Afac-Agroforesterie et baptisée « l’Appel de la haie». Elle repose sur trois piliers :
la protection des haies existantes,
leur valorisation économique pour les agriculteurs et les territoires
la création de nouveaux espaces bocagers.
500 km de haies plantées chaque année
La Bretagne est la deuxième région à s’engager dans cet appel après la Bourgogne-Franche-Comté. Avec près de 500 km de haies plantées chaque année dans le cadre de son programme Breizh Bocage, lancé en 2007, la région est particulièrement active dans ce domaine. « Cet effort de long terme a permis au territoire breton de stabiliser globalement les surfaces bocagères, quand elles ont tendance à disparaitre ailleurs », explique le communiqué.
En effet, au niveau national, malgré les programmes de plantation, la surface des haies en France métropolitaine continue à diminuer. C’est ce que confirme un rapport du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER) paru fin avril.
La région Bretagne réalise les deux tiers (65%) de l’effort national pour la plantation de haies via le fonds Feader (2015-2022). Un bilan qui reste insuffisant pour la région qui souhaite désormais encourager la gestion et la valorisation des haies par leurs propriétaires.
Pour Loïg Chesnais-Girard, président du Conseil régional de Bretagne, il faut « encore amplifier » ce « travail remarquable ».
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🌳Depuis 2020, la haie ne recule plus en Bretagne alors qu’elles disparaissent ailleurs. Au regard du travail mené, nous sommes même devenus un leader national !
C’est le fruit d'un travail remarquable qu'il faut encore amplifier pour reconstituer les haies du bocage breton. pic.twitter.com/IB8LdAReZq
« Une jeune plantation n’aura pas les mêmes vertus écologiques qu’une haie ancienne et ne pourra pas compenser immédiatement sa destruction », constate la région. Ainsi, « le bocage ne pourra progresser que si les haies apportent un complément de revenu aux agriculteurs ».