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Un an d’alimentation des brebis laitières

L’alimentation des brebis laitière suit le cycle de production du lait lors de la gestation, l’allaitement, la traite ou la reproduction. Extrait du nouveau guide L’alimentation des brebis laitières.

Des aliments pour faire du lait. Le premier guide sur l’alimentation des brebis laitières est paru cet automne. Il a été rédigé par le Comité national brebis laitières (CNBL) et s’est appuyé sur les recommandations d’alimentation des ruminants éditées par l’Inra en 2018 ainsi que par le projet Casdar Autelo mené de 2015 à 2019. Le guide pratique (15 euros sur acta-editions.com) s’organise autour de quatre périodes clés du cycle de production de la brebis laitière : la gestation, l’allaitement, la période de traite exclusive et la reproduction.

Destiné aux techniciens comme aux éleveurs, le guide aborde les spécificités des races et des systèmes d’élevage propres à chaque zone traditionnelle de production. De quoi aider les 4 500 exploitations, qui élèvent 1 575 000 brebis laitières, dans la zone de production de l’AOP Roquefort, dans les Pyrénées-Atlantiques, en Corse mais aussi dans toute la France pour faire des fromages fermiers ou livrer le lait.

Des fourrages de qualité pour faire du lait

Le cycle de production reste saisonné avec des mises bas qui ont généralement lieu à l’automne ou en début d’hiver et des agneaux qui sont allaités un mois avant d’être vendus ou conservés pour le renouvellement ou l’engraissement. La période de livraison du lait ou de fabrication de fromages débute avec le sevrage des agneaux et se termine en fin de printemps ou dans le courant de l’été.

Cependant, les conduites d’élevage évoluent. Aujourd’hui, plus d’un tiers des éleveurs de la zone roquefort démarrent la traite entre septembre et novembre et plus de 5 % après le 1er mars. Cela entraîne des besoins supplémentaires en stock fourrager pour l’hiver ou pour l’été. En Pyrénées-Atlantiques, le cahier des charges de l’AOP Ossau-Iraty précise que la période de traite doit être comprise entre novembre et août et ne doit pas excéder 265 jours. De ce fait, si la traite commence généralement entre mi-novembre et fin décembre, la fin de traite s’étale en revanche de début juin pour les troupeaux montant en estive après le tarissement à fin août pour ceux poursuivant la traite.

L’alimentation est au centre de toutes les problématiques de l’éleveur. Elle impacte en effet l’état de santé de l’animal, ses performances laitières et sa fonction de reproduction. Elle est également très liée à la qualité du lait, que ce soit au niveau du TB et du TP qu’au niveau bactériologique.

Si le calcul des rations est important, l’œil de l’éleveur est aussi primordial. Surveiller l’ingestion, les fèces ou l’état d’engraissement reste la base de l’alimentation.

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