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Quelle place prennent les nouvelles technologies dans les élevages français ?

Le bureau d’étude Abcis a analysé, pour le Crédit agricole, l’évolution de la place des nouvelles technologies dans les élevages français. Les résultats de l’étude ont été présentés le 17 septembre au Space à Rennes. 

Chien robot piloté par l’IA pour rentrer les volailles dans une exploitation, les volailles sont visibles au fond de la photo.
« Sur la robotique, on a une offre qui s'étoffe toujours plus, et une demande également » note Clément Allain, ingénieur pour l’Institut de l’élevage (Idele) pour l’étude d’Abcis. Certaines technologies font même le « buzz » dans les allées du Space, tel que le chien-robot utile pour la gestion de troupeaux de volailles ou de moutons.
© Space

Face à l’essor des nouvelles technologies en élevage, le bureau d’étude Abcis des instituts techniques de la filière animale (Idele, Ifip et Itavi) a étudié pour le Crédit agricole 74 dispositifs utilisés dans différents types d’élevage. 

Lire aussi : Techniques et technologies innovantes, intelligence artificielle : quelles sont les attentes des agriculteurs ?

Une appropriation différente des nouvelles technologies par filière d’élevage

Les résultats, présentés au Space à Rennes le 17 septembre, montrent que les nouvelles technologies sont plus ou moins intégrées selon les filières, avec différentes « thématiques d'intérêt » pour l’éleveur. En élevage de monograstriques (porc et volailles), les nouvelles technologies sont principalement émergentes. « Les éleveurs se les approprient aussi au fil du temps », explique Pauline Créach, ingénieure de l’Itavi, qui a travaillé sur l’étude. À l’inverse, en filière lait, de nombreuses technologies sont « au stade de maturité », c’est-à-dire déjà « commercialisées et disponibles pour les éleveurs », détaille-t-elle. Ces dispositifs en élevages laitiers se transfèrent aussi vers la filière bovin viande, où l’on retrouve des technologies émergentes. 

Lire aussi : Space 2025 - Top 12 des nouveautés sélectionnées par la rédaction

Pourquoi adopter une nouvelle technologie selon les filières ? 

L’étude montre aussi que les objectifs derrière l’adoption de nouvelles technologies sont différents en fonction du type d’élevage. 

Pour les monograstriques, l’étude note une part importante de nouvelles technologies utiles pour le bien-être et la santé des animaux, ou dédiées aux considérations environnementales. Pour les ruminants, les bâtiments sont moins technologiques mais l’accent est mis sur la surveillance, la conduite du troupeau ou les clôtures. Pour la filière lait en particulier, les considérations liées à la main-d’œuvre et au confort de travail se démarquent dans les nouvelles technologies utilisées. 

Toutefois, certaines nouvelles technologies sont transversales à toutes les filières étudiées. C’est le cas des capteurs d'ambiance, des pailleuses automatiques ou des compteurs d'eau, illustre Pauline Créach. 

Lire aussi : « L’innovation agricole doit avant tout aider les agriculteurs à gagner mieux leur vie »

Quelles évolutions à venir des nouvelles technologies en élevage ?

Quelle utilité des drones en élevage ? 

« Sur la robotique, on a une offre qui s'étoffe toujours plus, et une demande également » note Clément Allain, ingénieur pour l’Institut de l’élevage (Idele) pour l’étude d’Abcis. Certaines technologies font même le « buzz » dans les allées du Space, tel que le chien-robot utile pour la gestion de troupeaux de volailles ou de moutons. Aussi, les drones se développent au-delà de leur utilité de surveillance des ruminants. « Il y a beaucoup de perspectives pour, par exemple, estimer les quantités d'herbes dans les prairies ou détecter des animaux qui sont perdus. […] C'est un outil qui est assez polyvalent », soutient Clément Allain. 

Voir : [Vidéo] Un chien de troupeau robotisé pour rentrer ses volailles

Quid de l’intelligence artificielle ?

Mais la grande nouveauté en élevage concerne l’imagerie et l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), explique l’ingénieur. Pour le moment, il juge cette technologie pas assez « mâture » en raison du manque d’entrainement des modèles. Toutefois, des projets de recherche mobilisent l’IA pour des solutions de télémédecine, de suivi morphologique des animaux, ou de suivi de troupeaux. Les instituts techniques cherchent aussi à utiliser leurs bases documentaires techniques et scientifiques, auxquels les outils d’IA grand public n’ont pas accès. L’Ifip a notamment développé un prototype de chatbot, intitulé Pig-GPT, destiné à l’aide à la décision. 

Lire aussi : Intelligence artificielle dans les fermes françaises : quelles sont les solutions pour optimiser la gestion de l’exploitation ? 

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