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Le fourrage, indispensable à la digestion

Le rôle du fourrage dans la ration des agneaux se limite à l’apport de fibres. Il doit donc avant tout être consommé. Les fourrages de très bonne qualité sont à réserver aux brebis.

Une paille de bonne qualité, c’est-à-dire récoltée dans de bonnes conditions, est préférable à un foin. © Ciirpo
Une paille de bonne qualité, c’est-à-dire récoltée dans de bonnes conditions, est préférable à un foin.
© Ciirpo

Dans la plupart des rations, la part du fourrage reste relativement modeste, variant de 15 à 25 % selon le type d’agneau et le mode de distribution du concentré (à volonté ou rationné). Son rôle est essentiellement de participer au bon état sanitaire de l’animal. Une légère amélioration de l’indice de consommation en concentré a parfois été mesurée avec des fourrages d’excellente qualité avec toutefois un intérêt économique limité. L’appétence du fourrage prévaut sur sa valeur alimentaire. Ainsi, l’utilisation de foin de graminées de première coupe ou de paille n’a que très peu d’influence sur les performances des agneaux, leur indice de consommation et les qualités de carcasse. Une bonne paille, ayant bénéficié de bonnes conditions de récolte et de stockage, est toujours préférable à un mauvais foin quelle que soit la nature du concentré. Privilégier une distribution quotidienne en renouvelant régulièrement le fourrage pour inciter les agneaux à le consommer.

Peu d’avantage à l’enrubannage

Avec les fourrages de légumineuses, conservés sous forme de foin ou d’enrubannage, une consommation des feuilles riches en valeur azotée permet de réduire les apports en correcteurs azotés voire de les supprimer. La durée de finition est toutefois allongée de deux semaines en moyenne. Une autre alternative consiste à diminuer la part de la source d’azote avec du foin de légumineuse. Par exemple, un complémentaire azoté incorporé à 30 % avec du foin de graminées ou de la paille ne le sera plus qu’à 15 %. La qualité des carcasses n’est pas détériorée avec ce type de régime. L’enrubannage de graminées peut également être utilisé pour la finition des agneaux. Sous réserve de disposer d’un lot d’agneaux suffisant à l’avancement de la botte, les agneaux le consomment à un niveau équivalent de celui d’un foin. Même avec un enrubannage d’excellente qualité, on ne peut pas espérer d’économies importantes de concentré par rapport à un foin, ce qui en limite l’intérêt économique.

La qualité de l’eau, de l’air et l’agneau

Un agneau sevré consomme entre deux et trois litres d’eau par jour, voire quatre litres avec des températures supérieures à 30 °C. Il est particulièrement sensible au goût de l’eau. Par exemple, l’installation d’un filtre à charbon actif peut être utile avec de l’eau chlorée. De même, un agneau est plus sensible qu’une brebis à la qualité bactériologique de l’eau. Une analyse au laboratoire départementale peut être utile en cas d’utilisation de captage ou de récupération des eaux de toiture.

La ventilation de la bergerie permet l’entrée d’air sans courant d’air au niveau des animaux puis son évacuation en éliminant l’ammoniac, la vapeur d’eau et la poussière. Une bonne ventilation est indispensable pour limiter les problèmes respiratoires chez les agneaux.

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