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Comment faire des économies grâce à la génétique : réponses dans le webinaire Inn’ovin

La sélection génétique sur les qualités maternelles améliore les performances techniques et a un impact net sur l’économie de l’atelier ovin allaitant.

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Avec 15 points de prolificité de plus, le produits de la vente des agneaux est significativement plus élevé.
© Archives Pâtre

Lorsque l’on parle de génétique, les sélectionneurs ne sont pas les seuls impliqués : le travail des éleveurs joue également un rôle clé. « La génétique est à raisonner à chaque achat de béliers ou choix d’agnelles de renouvellement. Ce sont des efforts, mais cela a des conséquences nettes sur les performances du troupeau et sur l’économie de l’atelier », souligne Agathe Cheype, responsable de projets en bien-être animal et en sélection génétique à l’Institut de l’élevage.

À l’occasion du webinaire Inn’ovin, les résultats de recherches récentes sur l’intérêt de mener une sélection génétique sur les qualités maternelles ont été présentés le 8 novembre.

La sélection génétique sur les qualités maternelles fait référence à la productivité et revêt un intérêt économique notable pour les éleveurs. La productivité témoigne de la capacité des brebis à se reproduire, à être prolifiques et à élever les jeunes, c’est-à-dire à leur permettre de survivre et d’assurer une bonne croissance.

Gagner quelques points précieux sur l’index prolificité

Une étude a comparé deux troupeaux de brebis, l’un avec une prolificité de 160 et l’autre de 175. En jouant sur la prolificité, l’impact sur la marge brute de l’atelier est direct. Au total, 2 440 euros de revenus supplémentaires ont été générés grâce aux ventes d’agneaux issus du troupeau le plus prolifique, malgré un taux de mortalité supérieur de 1 %.

« L’enjeu est de maîtriser cette prolificité afin d’éviter une explosion des mortalités. Néanmoins, disposer d’animaux présentant une prolificité intéressante constitue un point de départ crucial pour atteindre les objectifs économiques des ateliers allaitants » ajoute Agathe Cheype.

« Un agneau qui ne coûte pas cher, c’est un agneau qui boit beaucoup de lait »

 

 
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Une brebis présentant une bonne valeur laitière va avoir un intérêt économique fort : la durée d'engraissement des agneaux sera plus courte. © B. Morel

En s’intéressant à l’index Valeur laitière, une étude menée par les Réseaux d’élevage Nord-Pas de Calais-Picardie-Normandie a démontré que les kilos de lait gagnés sous la mère représentent autant de kilos d’aliments économisés en phase de finition.

Les performances des agneaux issus de deux lots de mères sélectionnées selon des indices de Valeur laitière distincts ont été étudiées. En améliorant ce critère de quelques points, la durée de l’engraissement est passée de 60 à 43 jours, entraînant une réduction des coûts d’engraissement par agneau, soit une différence d’environ sept euros par brebis pour une productivité de 1,3 agneau par brebis.

1 400 euros d’économie sur l’atelier ovin

« Il est important de sélectionner des brebis avec de bonnes qualités maternelles, car cela impacte directement le poids des agneaux à trente jours ; un bon départ influence la suite de l’engraissement. De plus, ces brebis transmettront ces qualités à leurs filles. C’est un investissement durable », conclut Agathe Cheype. Ainsi, sur un troupeau de 200 brebis, la sélection sur la valeur laitière a permis une économie de 1 400 euros sur l’atelier.

« Que l’on souhaite améliorer la productivité, les performances laitières ou bouchères, il est important de garder de la constance dans ses objectifs de production, et de s’y tenir quelques années car la génétique marche sur la durée », préconise Agathe Cheype.

Les webinaires sont à consulter sur le site d’Inn’ovin.
Rédaction Réussir

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