Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

[Covid-19] Bien gérer la place dans sa bergerie

Les agneaux de Pâques prêts à partir qui ne sont pas collectés en cette période de confinement prennent de la place en bergerie. Quelques astuces pour remédier à la situation.

En premier lieu, stocker des agneaux prêts à partir ou freiner la croissance de ceux en engraissement nécessite d’avoir recours au rationnement plutôt qu’au nourrisseur à volonté. Or, l’organisation du travail n’est pas la même. D’une part, il est donc à la charge de l’éleveur de distribuer l’aliment mais la longueur d’auge nécessaire n’est pas non plus la même. On considère qu’avec le rationnement, la longueur doit être multipliée par trois. En effet, en distribution à volonté, on compte en moyenne 12 agneaux du mètre linéaire (voire 20 pour un mètre de nourrisseur circulaire) contre seulement quatre avec le rationnement.

Ensuite, pour gagner de la place en bergerie, certains lots peuvent être mis à l’herbe un peu plus tôt que prévu, à l’instar des agnelles de renouvellement nées en août/septembre. Pour ces dernières, une semaine de transition avec un apport de 300 grammes de concentrés sur la pâture s’avère suffisant. Sinon la transition peut se faire en bergerie avec une diminution progressive de la quantité de concentré tout en distribuant du foin de bonne qualité. Dans ce cas, une fois la mise à l’herbe effectuée, il n’est plus nécessaire d’apporter du concentré. Pour les agnelles plus jeunes, celles nées entre octobre et novembre, la transition doit se faire pendant un mois, durant lequel elles recevront 300 grammes de concentrés. Un mois et demi après la mise à l’herbe, il est impératif de faire un traitement antiparasitaire (strongles et ténia) car les jeunes agnelles y sont particulièrement sensibles.

Enfin, les brebis suitées d’un seul agneau peuvent également être mises à l’herbe en observant une transition alimentaire et seulement dans le cas où les agneaux sont âgés de plus de 15 jours, afin de limiter au maximum le risque de prédation des renards.


Attention aux inséminations !

Certains centres d’insémination ont arrêtés temporairement leurs activités. Avant d’entamer un chantier de pose d’éponge, il est nécessaire de se renseigner auprès de son inséminateur. Certains centres terminent les protocoles déjà en cours mais n’en débutent pas de nouveau. Si le tondeur n’est pas encore venu, pensez à écussonner vous-même vos brebis, c’est-à-dire de dégager la laine autour de la queue et de la vulve.
 
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout {nom-site}.

Les plus lus

À défaut de tonte, éliminer la laine souillée autour de la queue et de la vulve facilite la monte par les béliers.  © Ciirpo/Idele
Pas de tonte pendant la lutte
Avec le confinement lié au Covid-19, la tonte assurée par des tondeurs professionnels risque fort d’être reportée. Tondre plus…
Si la plupart des randonneurs se montrent respectueux du travail des bergers, certains échanges peuvent être tendus lorsque les brebis se font dispersées ou que les chiens sont aux abois. © B. Morel
" Vis ma vie de berger "
Joseph Boussion, alias Carnet de Berger sur Facebook, s’est donné pour mission de faire connaître la vie en estive aux…
Les professionnels ovins cherchent des chambres froides pour stocker provisoirement les agneaux abattus.  © D. Hardy
Les conséquences de l’engorgement du marché
Face à une offre excédentaire et une consommation morose, le principal risque est un engorgement du marché de la viande ovine,…
La prédation par le loup impacte fortement les résultats économiques de l'exploitation.
Le loup entraîne un surcoût de 4 600 à 12 100 euros par exploitation
La prédation par les loups entraîne des pertes de production et des frais de protection qui ne sont pas assez compensés par les…
La bergerie, terminée en 2016, est fonctionnelle avec ses nourrisseurs et ses cornadis. © J.-M. Bidoire
Produire 500 agneaux avec 300 brebis Ile-de-France et Texel
Quatre ans après son installation, Pierre Largy produit 500 agneaux, dont 80 % sous label rouge, dans un nouveau bâtiment…
Les dégâts de l'ours sont passés de 516 animaux domestiques tués ou blessés en 2018 à 1 173 en 2019. © M. Paunovic
Toujours plus d’ours, plus d’attaques, plus de victimes
52 ours ont tué au moins 1 173 animaux l’an dernier dans les Pyrénées.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 8,00€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir Pâtre
Consultez les revues Réussir Pâtre au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Réussir Pâtre