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Parti animaliste : cinq choses à savoir sur Hélène Thouy candidate à la Présidentielle

Hélène Thouy, coprésidente du Parti animaliste, s’est déclarée le jeudi 1er juillet dernier candidate à l’élection présidentielle. Qui est-elle ? Quel est son programme et ses motivations ? Réussir vous livre cinq choses à savoir sur cette défenseuse du droit des animaux.

Hélène Thouy
Hélène Thouy, coprésidente du Parti animaliste, et candidate à l'élection présidentielle.
© Parti animaliste

Créé en 2016, le Parti animaliste qui a obtenu 2,17% aux élections européennes, a désigné Hélène Thouy sa coprésidente, comme candidate à l’élection Présidentielle.

Qui est-elle ?

Végétarienne depuis l’âge de 7 ans, Hélène Thouy, 37 ans, est avocate au barreau de Bordeaux, spécialisée dans la défense des animaux. Elle a notamment défendu l’ONG L214  dans le cadre des procès des abattoirs de Vigan et de Mauléon. Elle confie dans une interview diffusée sur Youtube (regarder ci-dessous) avoir pleuré en les regardant et en préparant sa plaidoirie.

Originaire de la Gironde, ayant grandi dans « un petit village situé entre Bordeaux et Agen », elle a cofondé le parti animaliste en 2016. Elle copréside le parti qui a obtenu 2,17% aux élections européennes et vient d’être désignée par les militants comme candidate dans le cadre de la prochaine élection présidentielle.

Elle est aussi cofondatrice de l’association Animal justice et droit.

Ses motivations

Hisser la protection animale au rang des enjeux majeurs de notre société alors que chaque jour « on tue 3 millions d’animaux terrestres », a-t-elle confié le 1er juillet lors de la conférence de presse annonçant sa candidature aux élections présidentielles.

Mettre Emmanuel Macron face à ses promesses non tenues dont, selon elle, : l’interdiction de l’élevage en cage des poules pondeuses, la mise en place de la vidéo dans les abattoirs, l’interdiction du broyage des poussins ou encore la mise en place d’un statut d’être vivant doué de sensibilité pour les animaux sauvages.

Ses propositions

  • Créer un ministère de la condition animale indépendant du ministère de l’agriculture
  • Remettre à plat le modèle agricole et alimentaire français
  • Mettre fin à l’élevage industriel et intensif
  • Aider les moins favorisés à consommer plus de fruits, légumes et légumineuses
  • Accompagner les éleveurs « eux aussi victimes du système » à se convertir vers une production végétale.

Ses cibles

La cellule Demeter « associant la gendarmerie à la FNSEA et aux JA, syndicats les plus hostiles à la protection animale.

Julien Denormandie qualifié de « bon porte parole » de la FNSEA par le syndicat agricole majoritaire lui-même, selon Hélène Thouy.

 

Sa prochaine action

Organiser un rassemblement le 7 juillet à 16h devant le Sénat pour demander l’inscription de la proposition de loi Animaux à l’ordre du jour du Sénat.

Cette proposition de loi « visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale » a été adoptée le 29 janvier 2021 par l'Assemblée nationale. Enregistrée au Sénat sous le n°326 elle doit faire l’objet d’une étude rapide dans le cadre de la procédure accélérée engagée. Toutefois elle n’est toujours pas inscrite à l’agenda du Sénat.

Ce texte prévoit entre autres un stage de sensibilisation à la prévention et la lutte contre la maltraitance animale, à destination des personnes condamnées pour maltraitance envers les animaux.

Lire aussi : [Anti-viande] L214 dénonce son attitude : l’animaliste Solveig Halloin en cinq vidéos

 

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