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Orages : nombreux dégâts constatés sur les vignes, cultures et bâtiments agricoles en France

Après un week-end où de gros orages ont été localisés dans de nombreuses régions de France, les premières estimations des dégâts causés à l’agriculture remontent.

Toit d'un bâtiment d'élevage troué par la grêle
Toit d'un bâtiment d'élevage troué par la grêle dans la Creuse.
© Compte twitter FDSEA Creuse

[Mis à jour le 9 juin 2022]

Après les intenses orages de ce week-end, les premières estimations des dégâts causés à l’agriculture remontent du terrain.

Pour la viticulture, la grêle a touché des zones localisées en Savoie, dans l’Indre-et-Loire, la Dordogne, le Bordelais, en Auvergne ou encore le Gers.
 

5 000 hectares de vignes dévastés dans le Gers

Dans le Gers, qui compte 20 000 ha de vignes, 5 000 ha ont été dévastés, dont 1 000 ha ne seront pas vendangés, d’après Olivier Dabadie, président de la section interprofessionnelle des Côtes de Gascogne, interrogé par nos confrères d’Agrafil.

En Bordelais, les sinistres ont été localisés mais sévères dans le Médoc et autour de Sainte-Foy-la-Grande (Dordogne).

En Dordogne, Michel Delpon, député de la deuxième circonscription, présent aux côtés du ministre Marc Fesneau le 6 juin à Saint-Quentin-de-Caplong, en Gironde parle sur Facebook de « 2 500 hectares touchés dont 1000 hectares détruits pour la récolte 2022 et des conséquences éventuelles sur la récolte 2023 » dans son département.

En Savoie, des parcelles ont détruites à 100 % près de Montmélian et de Fréterive, où des photos révèlent des congères de grêle dans les rues. La grêle n’est pas tombée en grosses balles, comme dans l’Allier, mais en pluie de grains fins qui se sont amassés en couche de plus de 10 cm dans les rangs de vignes, selon Agrafil qui cite le syndicat des vins de Savoie.

En Indre-et-Loire, l’appellation d’Azay-le-Rideau a été particulièrement frappée, selon l’interprofession viticole ligérienne, Inter Loire.

Dans le Puy-de-Dôme, l’orage a touché plusieurs communes sur Chas et Billom, rapporte l’Auvergne agricole citant Gilles Vidal, président de la fédération viticole du Puy-de-Dôme. Les ceps ont été mis à nus ou brisés sous l’impact de très gros grêlons.

Au nord de la région Nouvelle-Aquitaine, les Deux-Sèvres et la Vienne ont aussi senti passer ces orages, rapporte France Bleu. Les cultures de tournesol, blé, orge et les vignes du Thouarsais sont impactées d'après Denis Mousseau, le président de la FNSEA 79. Les vignes du Loudunais ont aussi pas mal souffert. Dans la Vienne, selon la FNSEA, 850 hectares de céréales et 150 hectares de vigne ont été touchés.
 

Des milliers d’hectares de cultures versés, déchiquetés ou noyés

Pour les grandes cultures, « des milliers d’hectares ont été versés, déchiquetés ou noyés notamment dans les Charentes, l’Eure-et-Loir, l’Allier, le Cher, la Côte d’or, les Yvelines et de nombreux autres départements », a indiqué l’AGPB (producteurs de blé et autres céréales, FNSEA), à nos collègues d’Agrafil.

Dans les Yvelines notamment, de très fortes précipitations avec de la grêle ont provoqué des d’importants dégâts sur les cultures.

Dans le Puy-de-Dôme, l’orage à fortement touché les cultures de blé, maïs semences et tournesol sur l’axe Pérignat les Sarlièves, Cournon et la Roche noire.

Dans les Côtes d'Armor, la chambre d'agriculture dresse le bilan des sinistres causés par l'intense averse de grêle, selon France Bleu. Près de Lamballe, l’orage du 3 juin a essentiellement impacté la vallée de la Rosette entre Trémeur, Broons et Sévignac. Dans ces zones des agriculteurs ont perdu jusqu’à 80% de leur récolte.

Dans un communiqué du 7 juin, l’AGPB pointe « des situations catastrophiques » pour des agriculteurs ayant perdu leurs récoltes, dont une partie est d’ores et déjà engagée commercialement. Un opérateur de la région Centre signale à Agra Presse des dommages « extrêmement localisés », avec parfois beaucoup de dégâts comme à Châtillon-sur-Indre.

En légumes, les dégâts sont « très localisés » selon le président de Légumes de France (producteurs de légumes, FNSEA) Jacques Rouchaussé. Même constat en arboriculture, filière relativement épargnée selon la directrice de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA), Stéphanie Prat. « Après, il y a toujours des drames. Ne serait-ce que le centre du CTIFL de Lanxade (Dordogne) qui a perdu toute sa production », a-t-elle ajoutée. Les deux organisations sont en train de recenser les dégâts.
 

Forts dégâts sur les bâtiments d’élevage dans la Creuse et en Auvergne

Des élevages ont également été touchés. Comme le souligne la FDSEA de la Creuse qui s’est rendue sur des exploitations à Dontreix et à Gioux ayant subi de nombreux dégâts notamment au niveau des bâtiments d’élevage.

Dans l’Allier et le Puy-de-Dôme de nombreux dégâts de toitures de bâtiments d’élevage mais aussi de silos d’ensilage ont été constatés, rapporte l’Auvergne agricole.

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