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Nappes phréatiques : la situation reste contrastée sur le territoire

La situation des nappes phréatiques demeure hétérogène en France en août 2025, selon le dernier bulletin du BRGM. Au 1er septembre, 38 % des niveaux étaient en dessous des normales et 33 % au-dessus contre 70 % en août 2024.

Carte de l'état des nappes phréatiques au 1er septembre 2025
Certaines nappes sont dans des situations peu favorables avec des niveaux modérément bas à très bas du fait d’un déficit pluviométrique persistant depuis février.
© BRGM

Le 1er septembre 2025, l’état des nappes phréatiques en France est contrasté : 38 % des niveaux sont en dessous des normales, 33 % au-dessus et 29 % comparables, d’après le dernier bulletin du BRGM

En août, 77 % des niveaux sont en baisse (contre 88 % en juillet) : un constat habituel pour la période. Néanmoins, la vitesse de vidange est ralentie sur plusieurs secteurs, grâce à des pluies efficaces ponctuelles et une diminution des prélèvements liés à des récoltes précoces et à la fin de la pression touristique. 

« La situation était beaucoup plus satisfaisante en août 2024 » rappelle le bulletin. En effet, 70 % des niveaux étaient au-dessus des normales mensuelles à la même période en 2024. Localement, la situation est meilleure en 2025 par rapport à l’an passé, pour les nappes inertielles de la Beauce, du Sugdau (sud Alsace) ainsi que pour certaines nappes réactives (Corse, Hérault, Orb et plaine du Roussillon). 

Histogramme empilé représentant l'évolution de la situation observée sur les piézomètres entre septembre 2024 et août 2025.

Relire : État des nappes phréatiques : 44 % des nappes sous les normales au 1er août 2025

Quelles nappes phréatiques en situation déficitaire ? 

Certaines nappes sont dans des situations peu favorables avec des niveaux modérément bas à très bas du fait d’un déficit pluviométrique persistant depuis février. Il s’agit :

  • des nappes réactives calcaires du Boulonnais et de Lorraine (niveaux bas),
  • de celles du Massif central des alluvions et bassins tertiaires de Limagne (niveaux modérément bas et bas).
  • des réserves de la vallée de l’Aude, du massif des Corbières et de la plaine du Roussillon aux niveaux bas et très bas.

Lire aussi : Sécheresse 2025, l’irrigation limitée dans 45 départements : quelle carte des restrictions d’eau ? 

Quelles nappes phréatiques en situation excédentaire ? 

À l’inverse, certaines régions ont bénéficié de recharges excédentaires en 2024-2025. C’est le cas des nappes inertielles de l’ouest et du sud du Bassin parisien (niveaux modérément hauts et hauts). Les nappes alluviales de Garonne et de ses affluents ainsi que celles des sables astiens à Valras Agde restent modérément hautes avec des prélèvements en baisse. En Corse, les pluies de juillet et d’août permettent de conserver des niveaux modérément hauts sur les nappes du littoral. 

 

Quelles prévisions pour l’automne ? 

Les prévisions de Météo-France pour l’automne privilégient des températures plus élevées que les normales de saison sur l’ensemble du territoire sans scénario prépondérant pour les précipitations

Pour les nappes réactives, l’évolution de leur état dépendra de la présence ou non d’épisodes de pluies efficaces suffisants. Avec une incertitude forte sur la date, le bureau prévoit un étiage (période de plus basses eaux) légèrement inférieur aux normales sans atteindre les niveaux de 2022 et 2023. 

Concernant les nappes inertielles, « la période de recharge ne devrait pas se mettre en place avant la mise en dormance de la végétation et la survenue de pluies importantes, soit en octobre-novembre » explique le BRGM. La situation est à surveiller sur les nappes aux niveaux actuellement sous les normales, en cas d’étiage tardif notamment dans l’Aude et le Massif des Corbières

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