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Moins de phytos, moins d’eau, plus de recyclabilité : les légumes IVe gamme annoncent une charte de responsabilité sociétale

Le syndicat des fabricants de salades et légumes de IVe gamme annonce travailler à mesurer son impact sur l’environnement et sur sa responsabilité sociétale à travers l’élaboration d’une charte. 

Pierre Meliet, président du SVFPE (Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi) et directeur général de Florette France
Pour Pierre Meliet, président du Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi, « acheter des légumes prêts à l’emploi ou les manger préparés dans un restaurant consomme plutôt moins d'eau que si on lave ses propres légumes à la maison ».
© Claire Tillier

Le syndicat des salades et les légumes prêts à l’emploi (IVe gamme) réuni sous le sigle barbare SVFPE (pour Syndicat des fabricants de produits végétaux frais prêts à l’emploi) travaille à l’élaboration d’une charte formalisant ses engagements en matière de responsabilité sociétale. Le syndicat qui réunit Florette GMS, Florette Food Service, Les Crudettes (LSDH), Rosée des Champs et encore pour le moment, Bonduelle Fresh a mené des enquêtes auprès de ses membres.

Lire aussi : Salade IVe gamme : à qui Bonduelle souhaite céder son activité salades en sachets ?

L’objectif des travaux entamés par différents groupes de travail du SVFPE pour la responsabilité sociétale est de « définir des indicateurs permettant de chiffrer précisément les avancées des professionnels » en matière d’impacts sur l’environnement notamment. Les premiers recueils de données concernent : 

  • La réduction des phytos
  • L’économie en eau 
  • La recyclabilité des emballages

 

Lavage des légumes : « utiliser moins d’eau dans nos ateliers que lorsqu’on le fait à la maison »

« Le sujet de l'eau est un sujet extrêmement important pour nous, insiste Pierre Meliet, président du SVFPE et par ailleurs, directeur général de Florette France, qui rappelle que « par définition, préparer des légumes et les laver utilise de l’eau ». Le syndicat des salades et légumes prêts à l’emploi affirme avoir réduit son prélèvement en eau de 30 % sur les 5 dernières années, alors même qu’un nouvel atelier a rejoint le syndicat des végétaux en sachet qui compte désormais 12 sites. Comment a-t-il fait pour y parvenir ? « A travers différentes actions, répond Pierre Meliet, dont beaucoup de mesures et d'adaptations au niveau des ateliers ». La détection des pertes dans les circuits de canalisation fait partie de ces actions. Compteurs et alarmes en cas de fuites ou de consommations anormales ont par exemple aussi été installés dans les stations. 

L’objectif est de faire en sorte que le lavage d’une salade en sachet en usine utilise moins d’eau que si le consommateur lavait, à la maison, sa salade achetée au rayon frais. « Généralement, acheter des légumes prêts à l’emploi ou les manger préparés dans un restaurant consomme plutôt moins d'eau que si on lave ses propres légumes à la maison », croit savoir le président du SVFPE. 

A noter que pour les entreprises du SVFPE, le taux de restitution de l’eau en milieu naturel atteint 97 %.

 

Une filière de recyclage pour les emballages souples pour 2026

Les emballages constituent l’autre point important de progrès en matière de durabilité pour les professionnels de la salade et des légumes en sachet. Pour les barquettes, le matériau utilisé est le PET, pour lequel la filière de recyclage existe et est en train de démarrer. Pour ce qui concernent les films, « nous travaillons avec Citéo sur la création d'une filière de recyclage des emballages souples », indique Pierre Meliet. Le matériau utilisé pour les sachets souples est le polypropylène (PP). Initialement prévue pour 2025, la filière de recyclage pour le polypropylène a pris un peu de retard et ne sera opérationnelle qu’en 2026. Dans le cadre de ses engagements 3R (Réduction, Réemploi, Recyclage), la taille et l’épaisseur des emballages ont aussi été réduites. L’épaisseur des sachets a baissé de 10 microns, passant par exemple de 40 à 30 microns, ce qui permet de faire aussi des économies de plastique. 

Au champ, les près de 400 producteurs partenaires de la collective des végétaux IVe gamme sont, comme leurs confrères, engagés dans de nombreuses pratiques plus durables : « confusion sexuelle, pose de filets, sondes hydriques, paillages, binage mécanique, solarisation contre les mauvaises herbes dans certaines régions… », énumère l’un Loïc Letierce, maraîcher à Machecoul en Loire-Atlantique. Autant de pratiques que les groupes de travail du projet Charte de responsabilité sociétale sont en train de mesurer précisément qui permettra au syndicat des salades et légumes de IVe gamme de mesurer le chemin parcouru et de définir celui qu’il reste à faire. 

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