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MHE, FCO, DNC : l’Efsa recommande d’harmoniser le suivi des risques des maladies vectorielles en Europe

Les risques liés à certaines maladies vectorielles comme la maladie hémorragique épizootique (MHE) et la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) sont sous-évalués en Europe, prévient l’Efsa dans une enquête publiée le 7 novembre. L’autorité appelle les États membres à harmoniser leurs pratiques afin de mieux compléter ces lacunes. 

Vétérinaire vaccinant des bovins contre la fièvre catarrhale dans une exploitation.
Les risques étudiés vont de l’étude du risque d’introduction d’une maladie, de sa propagation, de leur impact économique au risque d’épidémies, en passant par l’évaluation de l’efficacité des mesures de lutte (restriction des déplacements des animaux, abattage, vaccination et contre les vecteurs).
© G. Lefevre

Comment sont suivis les risques liés aux maladies à transmission vectorielle, comme la MHE, la FCO, ou la DNC, affectant l’Union européenne (UE) au cours des deux dernières décennies ? Dans une enquête publiée le 7 novembre, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) montre une disparité des pratiques parmi les États membres et en fonction des maladies suivies. Par exemple, le virus du Nil occidental (VNO) et la fièvre catarrhale ovine (FCO) sont les maladies « les plus fréquemment évaluées », selon les auteurs qui ont interrogés plus de 50 experts en Europe. À l’inverse, le virus de la maladie hémorragique épizootique (MHE) et de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) étaient moins souvent abordés. Et moins de 15 % des répondants indiquent évaluer les risques liés à la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC), indique l’étude, dont le questionnaire était encore ouvert fin juin après les premiers cas en Italie. 

Lire aussi : FCO, MHE, DNC : comment l’Inrae participe à la surveillance des maladies animales

Quels sont les risques étudiés pour les différentes maladies ? 

Les risques étudiés vont de l’étude du risque d’introduction d’une maladie, de sa propagation, de leur impact économique au risque d’épidémies, en passant par l’évaluation de l’efficacité des mesures de lutte (restriction des déplacements des animaux, abattage, vaccination et contre les vecteurs). En fonction des maladies, ces risques étaient inégalement étudiés, et reposaient principalement sur des approches qualitatives ou quantitatives et des avis d’experts. « La plupart des évaluations des risques sont réalisées en moins de six mois, ce qui indique une priorité donnée à un aide rapide à la prise de décision », complètent les auteurs. 

Lire aussi : DNC : pourquoi la France et l’Italie appliquent-elles l’abattage total des foyers confirmés ?

L’impact économique des maladies animales sous-évalué en Europe

En fonction des pays, l’étude de ces risques étaient aussi inégale. « En général, l’Europe occidentale et, dans une moindre mesure, la Scandinavie évaluent ces risques pour la plupart des maladies », expliquent les auteurs. « Mais l’évaluation de l’impact économique est rare, sauf en Espagne, en Belgique et en Grèce », précisent-ils. Selon l’étude, la France et l’Espagne sont les pays ayant le plus de répondants concernant l’étude des risques d’introduction, de propagation et d’épidémies liés aux maladies animales (4 répondants pour chaque). 

L’étude recommande ainsi d’harmoniser les pratiques d’évaluation des risques, qui doivent aussi être renforcées. Et préconise le développement d’outils, de méthodologies et de plateformes communes entre l’Efsa et ses partenaires. « L’identification de 32 plateformes en ligne […]démontre une base prometteuse pour un partage de données et une coordination renforcée » est-il souligné.

Lire aussi : Les cas de FCO 3 et 8 progressent toujours sur le territoire

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