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[Météo] « Le gel fait son retour ! » : Serge Zaka alerte les agriculteurs

Après l’épisode catastrophique de gel que viennent de vivre les agriculteurs, l’agroclimatologue Serge Zaka prévient de nouveau sur les réseaux sociaux d’un risque de gel dans le Nord de la France cette semaine, et en particulier vendredi 30 avril.

Gelées
© Pixabay

« Nous sommes le 27 avril et je vais vous parler... de gel ! Oui, le gel fait de nouveau son retour en France avec un risque jusqu'au 6 mai (!!). » Ainsi Serge Zaka, docteur en agroclimatologie chez ITK, a alerté de nouveau les agriculteurs ce matin sur Twitter à travers un Thread.

« Les modèles climatiques annonçaient pour ce matin 1 à 2°C sur Paris et les Hauts-de-France, ce matin dans ces zones la température est tombée à -2°C », explique celui qui a alerté les agriculteurs avant le dernier épisode catastrophique pour la viticulture, l’arboriculture et la production de betteraves. Ce mardi matin, Beauvais enregistrait ainsi avec -0.3°C son 13e jour de gel du mois, un record pour avril.

Lire : [Meteo] : les records de la vague de chaleur plus graves que l’épisode de gel pour l’agriculture

« La situation est plus compliquée à évaluer que lors du gel précédent causé par la descente d’une vague de froid, mais jusqu’à la fin de semaine on peut s’attendre à des températures négatives en Normandie, dans les Hauts-de-France, en Bourgogne et en Champagne-Ardenne » poursuit l’expert qui pointe notamment le risque pour la journée de vendredi suivant une nuit calme, avec vents faibles et peu de nébulosité.

Cela peut être problématique pour les betteraves réensemencées

Un gel qui pourrait de nouveau causer des dégâts après une période de redoux qui a permis aux bourgeons de débourrer dans les Hauts-de-France et la Champagne. « Il risque de faire jusqu’à -5°C au sol, cela peut être problématique pour les betteraves réensemencées », prévient Serge Zaka. Toutefois à la différence du précédent gel qui a fortement affecté les betteraviers, « il n’aura pas plu avant, il n’y aura donc pas d’effet de pincement sur les jeunes pousses », anticipe l’agroclimatologue. L’épisode pourrait être aussi problématique pour le vignoble champenois relativement peu affecté lors du précédent gel.

Lire aussi : Une deuxième vague de froid, plus humide, attendue après le pire gel qu’ait connu l’agriculture française depuis 1950

« La suite est incertaine et peu réjouissante. La Normandie et le nord de Paris restent particulièrement exposés le reste de la semaine. Le risque de gel s’étend jusqu’au 6 mai avec une prévision (TRES incertaine) mais particulièrement dévastatrice pour la Champagne le 6 mai », conclut Serge Zaka sur twitter. Il affinera ses prévisions au fur et à mesure de la semaine.

Lire aussi : Gel : des pertes autour de 10% en colza et en betterave

 

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