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Marie-Christine Grosche, productrice de sapins de Noël naturels : « l’optimisme est de mise… avec prudence »

Marie-Christine Grosche a beau produire et vendre des sapins de Noël naturels depuis 40 ans, 2020 est une année totalement inédite. Difficile de faire des prévisions sur la saison. La crise sanitaire génère trop de paramètres incertains. Après les annonces rassurantes du ministre de l’agriculture ce 17 novembre, pour elle comme pour l’ensemble de la profession, l’heure est à l’optimisme mais à la prudence.

© S. Barthélémy

Le ministre de l’Agriculture a annoncé le 17 novembre que la vente des sapins de Noël naturels pourra se dérouler normalement cette année. Un décret devrait être signé le 19 novembre autorisant la commercialisation dans tous les points de vente habituels.

Les producteurs poussent un « ouf » de soulagement. Car si pour certains, le sapin de Noël vient en complément d’une activité de paysagiste ou d’agriculteur, pour beaucoup, le sapin de Noël est l’activité principale.

Lire aussi « Le Gouvernement rassure les producteurs de sapins de Noël inquiets »

L'espoir d'une saison normale

C’est le cas de Marie-Christine Grosche, productrice de sapins de Noël naturels avec son mari et secrétaire de l’association française du sapin de Noël naturel (AFSNN). Cela fait quarante ans qu’elle exerce ce métier dans son Morvan natal. Si elle pratique également la location de gîte et chambres d’hôtes, la production de sapins reste le revenu principal de l’exploitation. Les promesses du ministre sont donc une très bonne nouvelle.

« Les annonces du ministre nous laissent espérer que la saison va pouvoir se dérouler comme d’habitude, dans le respect des consignes sanitaires bien sûr. Cela fait un moment que la profession est en pour-parler avec les ministères, on a décidé de miser sur l’optimisme. On a coupé un peu pour assurer les premières ventes. La production a démarré plus tard mais on maintiendra les équipes un peu plus tard. La question est maintenant de savoir comment vont réagir nos clients. Il y a beaucoup de paramètres. C’est une situation totalement inédite. On fera ce qu’on pourra. J’espère qu’il ne manquera pas de sapins mais il n’est pas question de mettre nos entreprises en danger. On fait de la dentelle. Quand il y a des crises, en général on vend un peu plus de sapins. C’est une valeur familiale et traditionnelle. Mais franchement, cette année, on n’a pas idée du chiffre que l’on va pouvoir faire. Quelle sera la consommation dans les zones urbaines ? Bien difficile de prévoir. On est optimistes mais on reste prudents ».

 

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