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Communication
Marc l'éleveur sur YouTube : « un million de jeunes vont venir à la ferme »

Il aime communiquer la passion de son métier au grand public. Il fait d’ailleurs partie d’un groupe au sein du CNE, la Confédération nationale de l'élevage*. C’est ce qui l’a amené à être choisi pour vivre cette expérience. Un éleveur et un YouTubeur. 20 minutes de vidéos et plus de 748 000 vues en deux jours. Entretien avec Marc,  l’éleveur qui a accueilli Loris le YouTubeur sur sa ferme de Maël Carhaix.

Loris et Marc, un duo de choc sur YouTube pour montrer les réalités d'une ferme laitière aux jeunes.

La vidéo s'appelle La ferme. Elle a été mise en ligne le 4 novembre. C'est Marc, éleveur laitier à Maël Carhaix dans les Côtes-d'Armor qui a accueilli Loris le YouTubeur sur son exploitation laitière. Une rencontre insolite entre deux mondes que nous vous avons proposé de découvrir sur notre site. Retour sur cette expérience un peu hors du commun pour un agriculteur.

Comment s’est déroulé le tournage ?

« J’ai joué le jeu. C’était un dimanche matin. Loris m’a dit,’ je ne veux pas savoir, je découvre’. On a bu un café. Et on est partis. On a fait le tour de la ferme en une demi-journée. Il m’agaçait en me coupant tout le temps. Mais il m’avait prévenu. Et il a eu raison de me couper, sinon les jeunes décrochent. Je suis rentré dans sa logique. Il fallait un truc comme ça pour toucher son public, les 15-25 ans qui ont besoin de zapper.»

Quelles ont été vos motivations pour tenter cette expérience ?

« Je veux communiquer ma passion pour mon métier au grand public. Je fais partie d’un groupe de communication au niveau du Cniel. Il y a 30 ans, j’étais en école d’agriculture à Lille et un étudiant d’une autre école m’a dit ‘avec Tetrapak, on n’a plus besoin de vaches’. C’est ce que je veux combattre avec ce genre de vidéo. Il faut montrer des choses simples. Comme le lait qui sort du pis de la vache. Il faut diffuser une image positive pour que les gens aient une petite connaissance de ce qu’est l’agriculture.»

Pour vous le bilan est positif ?

« En tant que professionnel, je suis déçu de ne pas avoir passé plus de messages sur mon métier. J’ai beaucoup de choses à dire. Mais on a fait à la façon de Loris. Par exemple on n’a pas parlé du glyphosate. Il est YouTubeur et son public n'est pas tout acquis aux agriculteurs. Pourtant un million de jeunes vont venir à la ferme. C’est de la communication positive à 99 %.»

Ne craignez-vous pas aussi quelques réactions négatives ?

« Il y a 3 réactions d’antispécistes, sur les veaux en cage notamment, et quelques réactions mitigées. J’ai pris le risque de recevoir des commentaires négatifs mais globalement, ils sont positifs. On peut les consulter en ligne sous la vidéo. Il y en a plus de 2000. »

Communiquez-vous vous-même sur les réseaux sociaux ?

« Non, je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Il faut passer une heure par jour pour 30 000 clics dont 25 000 d’agricolo-agriculteurs.J’admire ceux qui le font et je leur dis bravo mais, pour moi, il y a trop de temps à y passer par rapport au retour sur investissement. Avec Loris, on a réuni deux talents, un éleveur et un YouTubeur passionnés par leur métier. Et le message vis-à-vis des jeunes passe. Le monde agricole devrait faire plus dans ce sens.»

 

* La Confédération nationale de l'élevage fédère plusieurs organisations professionnelles, dont le Cniel, l'interprofession laitière.

 

Sur Bretagne Télé aussi

« Autre tournage, autre vidéo. Marc a déjà tourné une vidéo il y a deux ans pour Bretagne Télé. Autre contenu, à destination d’un autre public. Et une même envie de communiquer sa passion du métier.

 

 

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