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Communication
Made in Viande : à la rencontre de l’élevage pendant une semaine

La semaine « Made in Viande » est de retour pour la 5e année. L’occasion de découvrir toute un monde professionnel, de la production à l’assiette du consommateur. En région, les éleveurs participent aux animations. En Normandie Olivier Philippe a répondu à l’appel pour parler de ses Charolaises au pâturage dans un milieu très fragile de prairie humide.  

C’est reparti pour les rencontres « Made in Viande » orchestrées par les interprofessions de la viande bovine (Interbev) et du porc (Inanporc). Dans toute la France, du 22 au 29 mai, professionnels de la production, de la transformation et de la vente organisent des journées portes ouvertes pour assurer la promotion de la viande bovine auprès des consommateurs. Objectif : faire découvrir les métiers et les valeurs de la profession. « En pratique, de nombreux professionnels, représentant les différents maillons de la filière, vont accueillir le public, de l’élevage à la boucherie-charcuterie, en passant par le marché aux bestiaux et les entreprises d’abattage et de transformation des viandes », explique le journal Le Sillon. A chacun sa méthode, l’important est de « faire preuve de pédagogie » et « redonner confiance aux consommateurs », note le journal.

En Normandie, l’opération « Made in Viande » est lancée également. « Cette année, la notion de la biodiversité a un écho tout particulier dans le cadre de la visite de la réserve de la Sangsurière, » souligne l’Agriculteur normand. Durant une semaine, près de 300 élèves, du CP au bac professionnel, vont découvrir « le lien étroit entre élevage et paysage, mais aussi comprendront mieux le rôle du pâturage dans le maintien de la biodiversité », confie Olivier Philippe, éleveur de vaches allaitantes de race charolaise à Catteville dans le Cotentin. L’agriculteur présente aussi sa démarche sur la radio RCF dans l’émission « Art de vivre » du 22 mai. Au micro, il explique comment une activité au départ économique lui a ouvert les yeux sur l’environnement et la biodiversité. « Sans élevage, le marais serait mort », lui a dit la conservatrice de la réserve. C’est donc aussi cette « cogestion entre éleveurs et administration », unique en Normandie, qui anime aujourd’hui l’agriculteur installé en 2000. « Finalement, le fait de remettre une activité agricole d’élevage et de fauche a permis de rouvrir l’espace et de revoir des espèces végétales qu’on ne voyait plus et de pouvoir recréer aussi des endroits de nidification pour des oiseaux », explique Olivier Philippe.

Dimanche 26 mai, une randonnée au cœur de la réserve naturelle de la Sangsurière permettra de découvrir ce « lien étroit entre élevage et bidiversité », souligne l'Agriculteur normand. « Si les visiteurs ne devaient retenir qu’une seule chose, c’est cette action du pâturage sur l’évolution de la biodiversité qui a permis de maintenir ce milieu ouvert », conclut Olivier Philippe.

Lire aussi : « Toute la filière se mobilise pour faire découvrir le Made in Viande à la française ».

Et  dans le Réveil Lozère, témoignage de Patrick Mouliade, éleveur de bœuf fermier Aubrac à Laguiole : " Je suis confiant en l'avenir " .

 

 

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