Aller au contenu principal

[Agribashing] Un clip de l'éleveur Bruno Cardot pour défendre l'agriculture

Bruno Cardot, agriculteur dans l’Aisne a mis en ligne fin décembre une parodie de la chanson de Manau : La tribu de Dana. Une caricature du monde agricole et un acte militant destiné à combattre l’agribashing.

Bruno et son complice Sébastien, agri-acteurs dans un clip de rap.
© CaptureTwitter Aisne nouvelle

« Ma France, ma campagne », c’est le titre du dernier opus livré par Bruno Cardot, désormais bien connu sur les réseaux sociaux de la sphère agricole. Le clip de rap posté le 27 décembre 2020 dure 4 minutes. Pour le réaliser l’agriculteur basé à Moy-de-l’Aisne a fait appel à sa fille, Justine, pour le côté technique et à son complice agriculteur Sébastien Delva pour le côté jeu d’acteurs. Tous deux sont membres des FranceAgriTwittos, une association qui communique sur l’agriculture d’aujourd’hui.

Un combat contre l'agribashing

La vidéo mise en ligne est une reprise de la chanson du groupe Manau, sortie en 1998 : La tribu de Dana. La chanson raconte l’épopée fictive d’un guerrier celte de la tribu de Dana. La musique est composée à partir de la chanson traditionnelle bretonne Tri Martolod : « trois matelots » qui ont aussi inspiré Alan Stivell en 1972 et Nolwenn Leroy en 2020.

Les deux agriculteurs ont choisi de revisiter le « tube » de 1998. Ils ont transposé le texte mais gardé beaucoup de phrases et surtout le ton des paroles originales. « C’est la première fois que je pars au combat », dit le groupe Danau. « Nous aussi, on est en plein combat », témoigne Bruno Cardot dans un reportage France 3 du 19/20 Picardie. En combat contre l’agribashing. « Il faut le dénoncer, le hurler », lance-t-il au micro de la télévision régionale. « Je ne sais plus comment faire pour être entendu ». Peut-être en faisant entendre sa voix sur les réseaux sociaux. « La France a besoin de bon lait pour le petit déjeuner », rappent les deux compères. « C’est l’heure maintenant pour nous de défendre not’ savoir-faire contre une armée d’escrologiens prête à nous foutre sous terre ».

Et l’éleveur bovin n’en est pas à son coup d’essai. Il s’est déjà fait connaître notamment avec « Antifarmer, tu perds ton sang-froid ». Les costumes et perruques ne lui font pas peur. « J’y prends du plaisir », avoue-t-il et c’est pour lui une façon de répondre aux associations animalistes et environnementales, comme L214 ou Générations futures par exemple, à ses yeux très largement dotées financièrement et qui bénéficient d’une très forte audience. A la « politique de la peur de nos agriculteurs » de ces organisations , il a choisi de riposter avec la carte de l’humour et de l’autodérision. Et ça marche. Le clip « Ma France, ma campagne » a été vu par plus de 10 000 personnes en une semaine. On attend avec impatience la prochaine vidéo.

 

Lire aussi « Les agriculteurs en réseaux sociaux pour diffuser des ondes positives ».

Les plus lus

[Agribashing] Un clip de l'éleveur Bruno Cardot pour défendre l'agriculture
Bruno Cardot, agriculteur dans l’Aisne a mis en ligne fin décembre une parodie de la chanson de Manau : La tribu de Dana. Une…
Déneigement des routes par les agriculteurs : 10 points clés pour se lancer en toute sécurité
Pour un agriculteur, déneiger les routes ne s’improvise pas. Il faut avoir signé une convention avec la collectivité. Le…
[VIDEO] Reussir Agra : nos vœux pour l'Agriculture et l'Alimentation française en 2021

C'est en équipe que nous avançons...

 

C'est en équipe que nous répondons présents chaque année pour…

Des S en 2021 : pourquoi des noms d’animaux à la lettre de l’année ?
Le système instaurant une lettre différente tous les ans pour le choix du nom des animaux est ancien. Il date de 1926 et a été…
[Anti-spécistes] Le gouvernement australien ne subventionne plus les associations animalistes extrémistes
En Australie, le gouvernement déclare la guerre aux militants radicaux des droits des animaux. Une nouvelle réglementation en…
Plus de 400 cas en 8 ans - En Loire-Atlantique, des éleveurs accusent les éoliennes de tuer leurs bovins
En Loire-Atlantique, à Puceul, ce sont plus de 400 cas de morts de bovins qui sont à déplorer en 8 ans sur la ferme de la famille…
Publicité