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Produits laitiers : les importations chinoises reprendront-elles ?

Les deux premiers mois de l’année 2023, les importations chinoises de poudres et de beurre sont en baisse par rapport à l’année dernière. Elles pourraient reprendre quelque peu en cours d’année.

porte container port du Havre - 400 m de long - plus de 21 000 container - parmi les plus grands au monde en septembre 2022
En janvier et février 2023, seules les importations de poudre de lait infantile, fromage et lactosérum étaient en progression par rapport aux mêmes mois 2022.
© A. Conté

« Les importations chinoises étaient en baisse sur les deux premiers mois de l’année 2023 par rapport à janvier et février 2022 pour les poudres : -68 % en poudre grasse et -2 % en poudre maigre, ce qui prolonge les tendances observées fin 2022 », constate Abcis l’Institut de l’élevage.

Ceci s’explique principalement par des stocks chinois importants alors que les fabrications de poudres grasses sont conséquentes depuis plusieurs mois, en lien avec une production laitière en hausse de +6,8 % en 2022 par rapport à 2021. La demande chinoise était également en retrait en beurre (-22 %) et en crème (-17 %) en janvier et février. Seules les importations de poudre de lait infantile, fromage et lactosérum étaient en progression (+35 %, +4 % et +61 % /2022).

Quelques signaux favorables

Plusieurs éléments pourraient permettre une légère reprise des importations chinoises au cours de l’année. La production laitière est en difficulté : les coûts d’alimentation ne baissent pas rapidement tandis que le prix du lait a fortement chuté. Les transformateurs ont commencé à limiter leur collecte de lait.

La consommation des ménages et de la restauration post-Covid pourrait progressivement repartir, avec un effet positif sur les matières grasses importées notamment. Enfin, l’accord commercial entre la Nouvelle-Zélande et la Chine peut permettre à la Chine de réaliser « des importations plus régulières sur l’année et plus proches de la demande intérieure », pointe l’Institut. Ce qui pourrait expliquer la forte baisse des importations de poudres en janvier et février, qui étaient auparavant les mois où la Chine constituait ses stocks.

Un accord commercial favorable aux exportateurs néo-zélandais

En effet, jusqu’en 2022, les importateurs chinois achetaient massivement en début d’année pour être sûrs de bénéficier du contingent à droit nul établi entre la Chine et la Nouvelle-Zélande. Leur accord commercial se traduit en 2023 par un quota à droit de douane nul pour les poudres de lait de 197 498 tonnes et un droit de 10 % au-delà de ce volume. Seules 96 000 tonnes ont été importées en janvier et février dont 88 000 tonnes en provenance de Nouvelle-Zélande. Au 1er janvier 2024, plus aucun droit de douane ne s’appliquera sur l’ensemble des produits laitiers néo-zélandais. Depuis 2022, il n’y avait déjà plus de droit sur le lait liquide, les fromages et le beurre néo-zélandais.

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