Lors de la conférence du 10 février 2022 à Bruxelles entre ministres de l’agriculture, députés européens, ONG environnementales, associations de consommateurs mais aussi juristes de l’OMC, les « clauses miroir » ont été débattues alors que la notion était encore inconnue de la sphère bruxelloise il y a quelques semaines. Trois ministres, dont Julien Denormandie, et dix députés représentant six Etats membres de l’UE ont appelé à l’application rapide de mesures de réciprocité des normes de production agricoles dans les échanges commerciaux internationaux, indique Interbev dans un communiqué. Les participants ont débattu de plusieurs mesures :
Le durcissement des règles de diligence raisonnée concernant la viande bovine, relatif à la déforestation importée, afin d’imposer le traçage des animaux de la naissance à l’abattoir
L’identification des normes de bien-être animal prioritaire
L’abaissement des limites maximales de résidus au seuil de détection pour tous les pesticides interdits par l’UE
L’intégration systématique de ces clauses miroir dans la conditionnalité des accords bilatéraux
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« Nous devons entendre l’unité de la société civile, tirer parti de la force de notre marché européen et mettre en place une réciprocité répondant aux attentes sociétales », souligne Julien Denormandie, ministre de l’agriculture, cité dans le communiqué. Interbev a tenu à saluer les engagements pris par le co-législateurs en faveur de cette réciprocité des normes de production agricole dans les échanges commerciaux, désormais affirmée comme « grande cause européenne ».