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Election présidentielle 2022
Le collectif "Mangeons durable !" soumet un projet de loi aux candidats

Le collectif « Mangeons Durable ! » présente ses propositions aux candidats à la présidentielle pour transformer le système alimentaire français sous forme d’un projet de loi.

proposition loi
L'amélioration du bien-être animal fait partie de la proposition de loi.
© Thierry Guillemot/L'Agriculteur normand

Le mouvement « Mangeons durable ! » a été initié début mars par Oé, Rutabago, l’Ecole comestible, La Fourche, Biodemain, Biomede et La Ruche qui dit oui !. Avec plus de 400 000 exploitations sur son territoire, la France est aujourd’hui le premier pays agricole de l'Union Européenne. Pourtant, plus de 8 millions de Français font appel à l’aide alimentaire et 20 % des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté. Tel est le constat qu’a fait le collectif qui souhaite que la France se donne « les moyens de garantir la résilience de son système agricole et alimentaire » et qui estime que « la responsabilité de faire les bons choix alimentaires repose encore trop sur les seuls consommateurs, alors que l’État peut mettre en œuvre les politiques publiques qui favoriseront une alimentation de qualité, plus durable et plus juste pour le plus grand nombre ».

Relever les défis de la transition alimentaire

A l’instar d’autres collectifs récemment constitués, « Mangeons Durable ! » estime qu’une transformation en profondeur du système alimentaire est nécessaire afin de garantir notre résilience face aux enjeux climatiques, sociaux et économiques. Grâce à une mise en commun de leurs expertises, les acteurs de ce mouvement adressent aux candidats à l’élection présidentielle une proposition de loi qui regroupe 16 articles répartis en 6 chapitres qui doit permettre de relever les défis de la transition alimentaire, sans mettre dos à dos agriculteurs, consommateurs et écologie » et qui « garantit une transition agroécologique juste et une alimentation saine et responsable ».

« Garantir une transition agroécologique juste et une alimentation saine et responsable »

  1. Réduire drastiquement la dépendance aux pesticides : avec un objectif de 100 % de la surface agricole française en agroécologie à l’horizon 2050 et l’instauration d’un diagnostic de qualité des sols agricoles afin de valoriser les sols sains.
     
  2. Assurer un juste prix de la ferme à la fourchette : avec la mise en place d’un revenu minimum agricole pour les agriculteurs bio, l’instauration d’une TVA à taux réduit pour les produits bio et une TVA à taux nul pour les produits bio, décarbonés, issus de la vente directe. La création d’un chèque alimentaire en fonction du revenu des ménages et des expérimentations de sécurité sociale alimentaire est également préconisée.
     
  3. Garantir au consommateur une information transparente et fiable en interdisant les labels privés moins-disant que le label bio et en créant un label « en conversion » vers le bio.
     
  4. Eduquer dès le plus jeune âge à une alimentation saine et durable en intégrant l’éducation à l’alimentation durable aux programmes scolaires dès l’école primaire et en introduisant l’obligation d’au moins 50 % de produits végétaux de la restauration collective fournis localement en 2030.
     
  5. Améliorer le bien-être animal et augmenter la production de protéines végétales en doublant les objectifs de production de protéines végétales d’ici 2030 et en planifiant la sortie de l’élevage industriel.
     
  6. Financer la transition agroécologique via la création d’un fonds de compensation pour financer la transition agroécologique et la réorientation des financements issus de la PAC vers l’objectif de 100% de terres en agroécologie d’ici 2050.
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