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La main-d’œuvre, clé de résilience des abattoirs de porcs aux États-Unis

En étudiant les facteurs de résilience des abattoirs de porcs aux États-Unis pendant la pandémie de la Covid-19, quatre économistes américains ont mis en évidence que la main-d’œuvre est déterminante. 

La main-d’œuvre, clé de résilience des abattoirs de porcs aux États-Unis
© D. Poilvet

 

Bien que les abattoirs les plus grands aient davantage été impactés par la pandémie du virus Covid-19, ce n’est pas tant la taille du site, mais la disponibilité de la main-d’œuvre qui a affecté leur activité. 

L’apparition du virus sur le territoire a provoqué l’absence de nombreux salariés, obligeant les abattoirs à réduire leur activité, voire à fermer temporairement.

À la fin du printemps 2020, de nombreux sites ont mis en place des politiques réduisant la transmission du virus. Les abattoirs ont ainsi pu retrouver rapidement leur niveau d’activité initial, prouvant leur résilience face à la pandémie.

L’étude nous montre aussi que ce sont dans les territoires où la population est en déclin que les abattoirs ont réduit le plus leurs volumes pendant la pandémie, suggérant ainsi que la disponibilité de la main-d’œuvre locale est déterminante dans la résilience des abattoirs face aux aléas.

La réduction des abattages a eu un impact sur le revenu des abattoirs. Il est estimé en moyenne inférieur de 42 % en avril 2020 par rapport à la période d’avril 2020 à mars 2021, puis inférieur de seulement 4 % en mai 2020 grâce à une hausse du prix des pièces de porcs alors que les volumes étaient toujours bas.

De manière générale, pour les abattoirs la hausse des prix pendant la Covid n’a pas compensé la réduction du volume d’abattage. Toutefois, l’étude ne prend pas en compte les coûts de production et donc ne donne pas de mesure d’impact sur le bénéfice.

 

Côté biblio

The Resiliency of U.S. Pork Packing during the COVID-19 PandemicPadilla, Agricultural and Applied Economics Association (AAEA), Maclachlan, Vaiknoras et Schulz (2022).

 

"La main-d’œuvre au cœur des débats"

Nicolas Rouault, Ifip- Institut du porc

Nicolas Rouault, Ifip-Institut du porc
© Ifip

La main-d’œuvre dans les abattoirs est un sujet prégnant aux États-Unis. En voulant initialement répondre au débat sur la vulnérabilité des abattoirs en lien avec leur concentration, cette étude contribue in fine aux débats nationaux sur la main-d’œuvre. Le manque de travailleurs a contribué à la hausse des prix du porc pour les consommateurs. Face à la réduction des abattages durant la pandémie en raison des absences des salariés, les éleveurs n’ont pu trouver acheteurs et les prix du porc ont baissé. Redynamiser la main-d’œuvre dans les territoires où sont installés les abattoirs est donc un défi à relever pour la prospérité de la filière porc des États-Unis. En France, la disponibilité de la main-d’œuvre est également déterminante pour les abattoirs, néanmoins le manque de travailleurs est moindre en comparaison avec l’outre-Atlantique.

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