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Alimentation-consommation : 10 leçons à retenir du premier confinement

Avec ce nouveau confinement, les Français n'ont pas de craintes à avoir. Les filières agroalimentaire et agricole ont répondu à la demande des consommateurs lors des restrictions de mars, avril et mai derniers. La crise du coronavirus se poursuit, avec à la clé des déplacements limités, mais sans inquiétudes pour notre alimentation. Lors de la première période de restriction, plusieurs tendances de consommation se sont néanmoins dégagées.

Le comportement du consommateur français évolue. Pénurie ou rupture d'approvisionnement, mode de distribution, conditionnement : retour sur 10 enseignements tirés du confinement des mois de mars et d’avril derniers. Voici donc une sélection subjective et non exhaustive !

1 - Les produits surgelés en force

Lors du premier confinement, la vente de produits steaks hachés surgelés a ainsi été multipliée par six chez Picard. Sur les premiers jours de confinement, l’enseigne avait vu son chiffre d’affaires progresser de plus de 70 % et de 25 % sur toute la période. Le groupe avait été contraint de fermer une journée 15 % de ses 1000 magasins pour cause de rupture de stocks.

2 - Explosion des demandes pour les sachets de farine de 1 kg

La demande en paquet d’un kilo a été multipliée de 2 à 5 fois. Le premier confinement a été marqué par des ruptures d’approvisionnement dans ce type de conditionnement. Les sachets de 1 kilo de farine ne représentent normalement que 5 % de la farine vendue. Dans le même temps, la demande des boulangers a chuté. La France n’a donc manqué de farine, mais de sachet pour la conditionner. L’Allemagne, qui reste le principal fournisseur de la grande distribution française en sachet de 1 kg, avait privilégié sa demande intérieure.

3 - les hommes font plus les courses pendant le confinement

Les femmes ont réduit leurs déplacements dans les magasins. A contrario, les hommes ont moins réduit leurs déplacements pour faire les courses. Les hommes ont ainsi représenté 34 % des visites, contre 28 % en temps normal !

4 - le confinement stimule la vente directe

Les producteurs de viande ont continué d’abattre des bêtes pendant le confinement. La demande s’est parfois même intensifiée. Certains consommateurs ont ainsi amplifié leurs déplacements dans les fermes. Le réseau des Fermiers Bio « Invitation à la Ferme » avait constaté une très « forte poussée des drives fermiers ».

5 - Les produits en vrac sont boudés

Manque d’hygiène ou rayons fermés, les achats en rayon vrac ont fortement ralenti. Avant la pandémie et le coronavirus, le vrac était pourtant tendance en limitant le packaging superflu.

6 - Moins de frites, moins de demandes de pommes de terre

C’est au restaurant qu’on mange le plus de frites. Les achats des Français confinés n’ont donc pas compensé les volumes de pommes de terre absorbés par les restaurateurs.

7 – Un très « bio » confinement

Avec le confinement, la dynamique des produits bios s’accentue en grande distribution. La demande a progressé de plus de 25 % dans certains départements. Le bio aurait recruté 8 % de consommateurs en plus pendant le confinement.

8 – Les Français boivent moins d’alcool, sauf du rosé

Les ventes du rayon alcools ont reculé de 3,4 % en grande distribution, entre le 13 et le 29 mars. Seul le rosé avait progressé de (+ 3,2 %), selon le cabinet Nielsen.

9 - Les ventes d’œufs augmentent en GMS

Entre 6 mars au 12 avril 2020, 611 millions d’œufs ont été achetés en France. L’augmentation est de 44 % par rapport à l’année précédente sur la même période. La demande avait cependant chuté pour les ovoproduits destinés à la RHD.

10 - Le boom de la livraison à domicile

Si les grandes et moyennes surfaces (GMS) sont les gagnantes du confinement, la crise du coronavirus a fait exploser les ventes en ligne et la livraison à domicile. Des magasins ou par exemple le MIN de Rungis a créé un service de livraison à domicile des particuliers.

 

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