Alimentation-consommation : 10 leçons à retenir du premier confinement
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Lors du premier confinement, la vente de produits steaks hachés surgelés a ainsi été multipliée par six chez Picard. Sur les premiers jours de confinement, l’enseigne avait vu son chiffre d’affaires progresser de plus de 70 % et de 25 % sur toute la période. Le groupe avait été contraint de fermer une journée 15 % de ses 1000 magasins pour cause de rupture de stocks.
La demande en paquet d’un kilo a été multipliée de 2 à 5 fois. Le premier confinement a été marqué par des ruptures d’approvisionnement dans ce type de conditionnement. Les sachets de 1 kilo de farine ne représentent normalement que 5 % de la farine vendue. Dans le même temps, la demande des boulangers a chuté. La France n’a donc manqué de farine, mais de sachet pour la conditionner. L’Allemagne, qui reste le principal fournisseur de la grande distribution française en sachet de 1 kg, avait privilégié sa demande intérieure.
Les femmes ont réduit leurs déplacements dans les magasins. A contrario, les hommes ont moins réduit leurs déplacements pour faire les courses. Les hommes ont ainsi représenté 34 % des visites, contre 28 % en temps normal !
Les producteurs de viande ont continué d’abattre des bêtes pendant le confinement. La demande s’est parfois même intensifiée. Certains consommateurs ont ainsi amplifié leurs déplacements dans les fermes. Le réseau des Fermiers Bio « Invitation à la Ferme » avait constaté une très « forte poussée des drives fermiers ».
Manque d’hygiène ou rayons fermés, les achats en rayon vrac ont fortement ralenti. Avant la pandémie et le coronavirus, le vrac était pourtant tendance en limitant le packaging superflu.
C’est au restaurant qu’on mange le plus de frites. Les achats des Français confinés n’ont donc pas compensé les volumes de pommes de terre absorbés par les restaurateurs.
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Avec le confinement, la dynamique des produits bios s’accentue en grande distribution. La demande a progressé de plus de 25 % dans certains départements. Le bio aurait recruté 8 % de consommateurs en plus pendant le confinement.
Les ventes du rayon alcools ont reculé de 3,4 % en grande distribution, entre le 13 et le 29 mars. Seul le rosé avait progressé de (+ 3,2 %), selon le cabinet Nielsen.
Entre 6 mars au 12 avril 2020, 611 millions d’œufs ont été achetés en France. L’augmentation est de 44 % par rapport à l’année précédente sur la même période. La demande avait cependant chuté pour les ovoproduits destinés à la RHD.
Si les grandes et moyennes surfaces (GMS) sont les gagnantes du confinement, la crise du coronavirus a fait exploser les ventes en ligne et la livraison à domicile. Des magasins ou par exemple le MIN de Rungis a créé un service de livraison à domicile des particuliers.
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