Aller au contenu principal

Les Y bien à part dans leur assiette

© Craig Howell/flickr

Petite plongée dans une enquête menée sur les classes de population qui ont atteint entre 20 et 30 ans à partir de l'année 2000.

On les appelle les Y ou les millennials, bref, ils ont entre 16 et 34 ans et ils révolutionnent le domaine de l'alimentation. Dans le monde, ils sont 2,6 milliards, en France, on en compte 16 millions. Plus précisément, ils représentent un tiers de la population mondiale en 2016 et ce ratio passera à la moitié en 2020.

Naturellement digital

Si l'on met cette classe d'âge en parallèle des évolutions technologiques, alors on constate que ces jeunes gens sont en fait "naturellement digitaux". En clair, ils sont nés et ont grandi (et grandissent encore pour les plus jeunes d'entre eux) avec les nouvelles technologies liées à la mobilité, au haut débit... C'est du moins le postulat posé par Kantar World Panel TNS et la ShakeUp Factory au moment de les étudier en ce qui concerne le volet consommation alimentaire. En France, on estime que chaque individu adulte possède, en moyenne, 3,1 appareils de type ordinateur, téléphone portable ou encore smartphone. Cette proposition passe à 3,2 pour les 16-34 ans et à 3,3 pour les 16-24 ans. Mais c'est surtout sur le temps passé en ligne que se creusent les différences : un adulte passe environ 4,1 heures par jour en ligne alors que dans le même temps, un individu âgé entre 16 et 34 ans y passe 5 heures et un 16-24 ans 6,1 heures. On note aussi des caractéristiques très différentes quant au type d'appareil utilisé en fonction de l'âge : 61 % du temps passé par un adulte l'est sur un PC ; c'est 50 % pour un 16-34 ans et 54 % pour les plus jeunes. Les 16-24 ans passent 42 % de leur temps en ligne sur les mobiles contre seulement 29 % pour un adulte sans différenciation d'âge. Là où les 16-24 ans vont exercer 13,1 activités différentes par semaine en ligne, un Français n'en exercera "que" 9,1.

Et l'alimentation dans tout ça ?

Si 80 % des Français cherchent des recettes de cuisine ou des idées de menus en ligne, la proportion monte à 88 % chez les 18-35 ans. La proportion est de 59/49 en faveur des 18-35 ans pour la comparaison des prix alimentaires, de 46/29 (et cela monte à 50 % pour les 18-24 ans) pour l'échange de photos de plats ou encore de 33/21 (40 % pour les plus jeunes) pour ce qui est d'utiliser une application mobile pour les services liés à l'alimentation.

Les objets connectés dans le domaine de la cuisine et les applications pour suivre l'alimentation ou les calories consommées attirent beaucoup plus également les millennials que la moyenne de la population française. Le rapport est plus équilibré pour avoir entendu parler des imprimantes 3D alimentaires.

Achat spécifique et marques

D'abord, ils ne prennent plus leur repas comme les autres classes d'âge : 17 % disent inclure une entrée dans leur repas, ce chiffre passant à 30 % pour le fromage et à 67 % pour le dessert. Mais l'apéritif garde sa raison d'être.

Le caddy type du millennial a également profondément évolué : la tendance, qui s'est accentuée sur les dix dernières années, est aux produits plaisirs (notion de goût doux), aux produits pratiques (notion d'immédiateté et de praticité) et aux produits sains (autour du bio bien sûr mais pas que : compote, tisane, céréales d'accompagnement sont bien vus). Tout ce qui tourne autour des concepts de traiteur végétal, de laits végétaux, de thés autres que vert ou noir, de quatrième gamme, de jus "ambiant", de boissons au soja bénéficient d'un surplus de consommation pour cette génération par rapport à la moyenne nationale. Pour les auteurs de l'enquête, une autre révolution s'est amorcée dans cette classe d'âge : "leur façon de cuisiner devient de l'assemblage" peut-on lire.

Pour séduire ces jeunes classes, il faut des "marques qui leur parlent vrai". Pour bien comprendre cette idée, on peut citer Michel et Augustin, Innocent, Ben & Jerry ou encore Les 2 Vaches comme des marques porteuses de valeur.

e-commerce et livraison

Là aussi, des évolutions importantes émergent ou se confirment : les plus jeunes achètent moins souvent mais dans des lieux différents. Circuits de proximité, magasins spécialisés, drive sont intégrés mais c'est surtout l'achat en ligne de produits de grande consommation qui fédère. Mais cet e-commerce a tendance à progresser dans l'ensemble de la population française (et aussi en Europe, Chine, Taïwan...).

Enfin, la notion de plats et repas livrés à domicile est déjà très familière aux millennials : 56 % des 18-35 ans déclarent avoir déjà pratiqué ce mode d'achat régulièrement ou de temps en temps, la part passant à 61 ans des 18-24 ans. La moyenne nationale, en France, est de 34 %.

Les plus lus

Bovin de profil présentant des nodules sur la peau, signe clinique de la dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC).
Dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) : un nouveau foyer détecté en Sardaigne

Un foyer supplémentaire de dermatose nodulaire contagieuse bovine (DNC) a été détecté le 30 mai en Sardaigne, à une…

Agriculteur remplissant de GNR le réservoir de son tracteur
Prix du GNR agricole : demandez l’aide de 15 centimes d’euros par litre pour le mois de mai, le guichet est ouvert !

Le gouvernement vient de préciser les modalités pour bénéficier des différents dispositifs de soutien aux agriculteurs pour l’…

Feu de champs pendant la moisson
Moisson 2026 et risque d’incendie : quels arrêtés départementaux imposent des restrictions ?

La canicule et la sécheresse accentuent les risques de départs d’incendies pendant les moissons et plusieurs feux de champs…

Moisonneuse batteuse dans un champ d'orge.
La moisson 2026 a officiellement démarré : « la deuxième année la plus précoce depuis 2011 »

La saison de la moisson 2026 est lancée précocement. Les premières vidéos et photos de récoltes d’orge, cameline mais aussi…

Paysage agricole
Aides PAC 2025 : les montants réévalués à la hausse pour l’écorégime bio, les jeunes agriculteurs, les aides couplées animales et végétales

Plusieurs arrêtés parus ce 12 juin au journal officiel réévaluent à la hausse les montants annoncés pour la campagne 2025 des…

bâtimentr dans un champ de maïs
Pesticides interdits : un article de la presse brésilienne provoque la colère des producteurs européens de maïs

Un article sur les résidus de pesticides interdits qu’on retrouve dans les produits importés, récemment publié dans la presse…

Publicité