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Réforme de la PAC : les familles de la FNSEA divisées sur la déclinaison nationale

Monde animal et filières végétales ne sont pas parvenus à établir une proposition commune claire sur le plan stratégique national au sein de la centrale syndicale. Les propositions des éleveurs s’avèrent même incompatibles avec celles des producteurs de grandes cultures.

Les revendications autour du PSN expriment une rupture entre monde de l'élevage et des grandes cultures. © Jérome Chabanne
Les revendications autour du PSN expriment une rupture entre monde de l'élevage et des grandes cultures.
© Jérome Chabanne

La future réforme de la Politique Agricole Commune (PAC) prévue pour 2023 conférera une grande liberté aux États membres. Elle sera déclinée dans chaque pays par un plan stratégique national (PSN), en cours d’élaboration.

Ce PSN doit fixer les modalités pratiques et la répartition des aides pour atteindre les objectifs fixés par l’Europe. Les arbitrages du PSN seront donc cruciaux, et le syndicat majoritaire espérait livrer au ministre une proposition faisant consensus entre ses composantes afin de lui conférer le plus de poids. Raté : éleveurs et céréaliers affichent une fois de plus leurs divisions.

Les éleveurs veulent donner priorité aux prairies dans les éco-régimes

Alors que les négociations démarrent, l’Alliance des éleveurs, fédérant les associations spécialisées des différentes productions animales (FNB, FNO, FNEC, FNPL), a fait connaître ses propres doléances, dont le maintien au niveau actuel des aides couplées, et le renforcement de l’ICHN pour les zones de montagne.

Les chambres d'agriculture du Massif central, des Alpes, des Pyrénées, de Corse, du Jura et des Vosges ont, dans un communiqué commun du 14 janvier, consolidé ces positions. Les éleveurs demandent également un « paiement redistributif fort » (prime aux 50 premiers hectares, qui dessert fortement les exploitations en grandes cultures, notamment en zones intermédiaires) et la priorité aux prairies dans les éco-régimes.

Des propositions incompatibles avec les positions des filières végétales. L'AGPB, l'AGPM, la CGB et la FOP défendent un rééquilibrage des soutiens entre secteurs et régions motivé par les difficultés économiques subies par les producteurs de grandes cultures depuis plusieurs années, en particulier dans les zones intermédiaires.

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