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Les débouchés du béton de chanvre dans la construction élargis grâce à un essai au feu réussi

La construction de bâtiments est un des domaines explorés pour le chanvre industriel. Le béton de chanvre vient de franchir une nouvelle étape avec le résultat positif d’un essai au feu. Une réussite qui devrait élargir le marché de la chènevotte, la partie restante de la plante une fois la fibre retirée, qui entre dans la composition du matériau de construction biosourcé.

Le chanvre industriel est promis à un bel avenir. Il devrait trouver demain des débouchés sur des marchés industriels et bio-sourcés, dans les domaines de la plasturgie, l’alimentation, les cosmétiques, le textile, le bâtiment… En Anjou, la coopérative Hemp-it sélectionne des semences adaptées à la production de fibres, de graines, de paille…

Dans la construction, c’est le chènevotte – granulat végétal obtenu après défibrage de la tige - qui est utilisée pour la fabrication de béton de chanvre. « Il faut 100 kg de chènevotte pour fabriquer 300 kg de béton, » indique Terres et Territoires. La découverte de ce matériau remonte à 1986. Le béton de chanvre est issu du mélange d’un liant minéral, de chènevotte et d’eau. 

Lire l’intégralité de l’article « Biomatériaux : vers un débouché élargi pour le béton de chanvre après un test réussi » dans Terres et Territoires.

Nouvelles références, nouveaux débouchés

Le 19 janvier 2021, le Cerib (Centre d’études et de recherche de l’industrie du béton) a publié les résultats d’un essai au feu conduit le 16 octobre 2020 pour l’association Construire en chanvre. Ce test grandeur nature baptisé Lepir 2 a été conduit sur une paroi en béton de 30 cm d’épaisseur, 5,75 m de large et 6,55 de haut (deux étages). Il vient « compléter les références déjà acquises pour ce matériau en matière de comportement au feu, » précise le Cerib.

Le centre d’études affirme que « l’enduit extérieur de 2 cm est resté adhérent au béton de chanvre ». Le matériau biosourcé a « pleinement joué son rôle de protection thermique de l’ossature bois noyée ». Et de préciser : « à l’exception des linteaux et des double-montants au niveau des ouvertures, aucun bois d’ossature n’a dépassé 100°C pendant l’essai ».

Ce test d’essai franchi avec succès à l’issu d’un programme d’étude de trois ans rend compatible le béton de chanvre « avec les règles professionnelles du bâtiment, » commente Terres et Territoires. Les références acquises devraient permettre d’étendre les domaines d’application « pour le développement de divers types de projet de construction, » note le Cerib.

 

Lire aussi « Une filière chanvre textile en Normandie ? Un liniculteur utopiste » dans l’Agriculteur normand.

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