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Les Culturales ravagées par un terrible orage

Triste lendemain de fête pour Les Culturales, organisées par Arvalis à Betheny dans la Marne. Deux jours après la fin du salon en plein-air, alors que les équipes spécialisées démontaient les installations, un violent orage s’est abattu sur le site ce samedi 19 juin. Des vents à plus de 100 km/h ont été enregistrés et les chapiteaux, tentes et autres structures sont dévastés. Heureusement, aucune victime n’est à déplorer. Les dégâts sont évalués à environ 3 millions d’euros.

© Arvalis

Les Culturales, salon en plein air organisé par Arvalis-Institut du Végétal, se sont déroulées les 15, 16 et 17 juin sur le site Terralasolis à Betheny, près de Reims dans la Marne. Le public et les 330 exposants ont quitté les lieux le jeudi soir. Le démontage des installations a commencé le vendredi et devait se poursuivre le week-end.

 Les foudres d’un orage exceptionnel

C’était sans compter sur la météo qui est venue perturber le programme. Le samedi 19 juin, vers 20 h, l’équipe sur le terrain pour le démontage des chapiteaux, tentes et autres structures a subi « les foudres d’un orage exceptionnel, détruisant les infrastructures encore en place, » indique André Borderon, Directeur marketing chez Arvalis, dans un message posté sur Linkedin. Xavier Gautier, responsable communication chez Arvalis, indique dans un reportage sur France 3 que « 95 % des installations ont été touchées. Tout a été arraché. L’orage a été d’une violence extrême avec des vents allant jusqu’à 120 km/h. Les dégâts se chiffrent à au moins un million d’euros, indiquait Arvalis, juste après la catastrophe. Aujourd'hui, Antoine Bray, directeur de la région Nord chez Arvalis, avance pour ce sinistre le chiffre de 3 millions d'euros.

 

La vidéo postée sur Linkedin par Stéphane Treille est impressionnante. Les images de drone montrent la désolation du site après le passage de la tempête. En une trentaine de minutes « 300 chapiteaux soufflés comme des confettis, des planchers lestés de 500 kg retrouvés 50 m plus loin, nos semis remorques renversés comme des dominos, des charpentes en acier cassées net comme des mikados… Le directeur des actions régionales d’Arvalis, qui organise des événements outdoor depuis 15 ans, se souvient d’avoir vécu des tempêtes mais celle-ci « dépasse l’imagination ». La catastrophe s’est déroulée « heureusement sans faire de victime » précise André Borderon. Après l’effervescence du salon, il ne restait plus sur le site que l’équipe d’une dizaine de personnes chargées du démontage qui ont pu « rapidement se mettre à l’abri dans un lieu sécurisé », a indiqué Xavier Gautier aux journalistes de France 3. Mais du 15 au 17 juin, ce sont 10 000 visiteurs qui ont déambulé sur le site.

« Le Fil rouge était l’adaptation des cultures aux dérèglements climatiques ! »                                                              « C’est une vision apocalyptique. Tout est détruit, » commente Antoine Bray, directeur de la région Nord chez Arvalis. Des micro-parcelles de démonstration présentées aux visiteurs, il ne reste rien. Ironie du sort, « Le Fil rouge de ces Culturales, c’était l’adaptation des cultures aux dérèglements climatiques. Les techniques culturales méritent d’être repensées et in fine, ce que l’on a vécu là est une illustration de ces évènements climatiques, » poursuit le directeur. A priori, l’évènement sera reconduit mais « il faudra tenir compte de ce type de risque, » souligne Antoine Bray. « On ne pourra pas dire que ça n’existe pas ».  En 15 ans, le seul préjudice rencontré par Arvalis s’est élevé à 20 000 euros pour des tentes déchirées. Là « c’est un gros coup dur, » admet le directeur. Le salon 2021 avait été « compliqué à mettre en œuvre » en raison de la crise sanitaire. Décision de le maintenir tardive, jauge pour le public qui a nécessité le déroulement de l’évènement sur 3 jours au lieu de 2, pass sanitaire pour les participants… « Nous avons dû créer une cellule pour gérer les conditions sanitaires et nous avons réalisé entre 7000 et 9000 tests à nos frais, » précise Antoine Bray. « Nous avions anticipé un certain nombre de points, » explique-t-il. Mais pas cet aléa climatique. Le directeur pense aux deux partenaires historiques indispensables au bon déroulement du salon en plein air : l’un pour la location des installations, l’autre pour l’agencement (son notamment). « En tant qu’entreprises de l’événementiel, ils venaient juste de sortir la tête de l’eau et c’est pour eux un nouveau coup de massue, » remarque Antoine Bray. Alain Wanschoor, le maire de la commune de Betheny va demander la reconnaissance en catastrophe naturelle, ce qui pourrait faciliter la prise en charge par les assurances. A l’heure des bilans, Antoine Bray reste malgré tout positif : « les gens sont contents, c’était un salon de qualité. » Et d'ajouter : « heureusement que ça s’est passé en dehors de toute présence du public ! ». 

Lire aussi « Ballots de foin soufflés, vignes grêlées, maïs couchés... des agriculteurs touchés par les orages de ce week-end » 

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