Deter, c’est parti, pour 200 épisodes. Les deux premiers ont été diffusés sur la plateforme France.tv Slash. La nouvelle série est également disponible sur YouTube.
Décor authentique dans l'ancien lycée agricole Les Hairies
Dans ce premier épisode, les animaux ont investi les bâtiments. Veaux et moutons errent dans les couloirs, les salles de classe et les toilettes… et des poules ont élu domicile dans le bureau du nouveau directeur. La cour de récré de l’ancien lycée agricole Les Hairies, à Etrelles en Ille-et-Vilaine est aujourd’hui devenu lieu de tournage.
Mais ce n'est pas un simple décor : un vrai poulailler est toujours en place et habité par des volailles fermières de Janzé, signale l’entreprise Poulet de Janzé.
L’histoire raconte le quotidien de 5 jeunes dans un lycée agricole. « La production promet une vision positive et réaliste de l’agriculture », rapporte Ouest France. Dans le quotidien régional, Samuel Chauvin, éleveur laitier qui était il y a une dizaine d'années sur les bancs du lycée où est tourné aujourd'hui la fiction, se dit attiré par cette série qui parle de son secteur professionnel. Plutôt rare. « Des séries sur l’agricole, il n’y en a pas », observe-t-il.
Une série sur la jeunesse agricole
Pour Loïg Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, la série montre « une jeunesse bretonne et agricole dont on peut être fier ».
Dans sa revue, la région Bretagne a interrogé des élèves du lycée agricole Théodore Monod, au Rheu près de Rennes, lors d’une projection en avant-première. Cliché ? « Un peu », répondent trois élèves de seconde. Et d’évoquer : « la paysanne, le Parisien, la gothique et la transsexuelle, sans parler de l’internat mixte ».
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Cliché mais en même temps pas loin de la réalité
Mais « en même temps pas loin de la réalité », estiment trois autres élèves. « Le Parisien qui se fait remarquer » parle aux lycéens. « Même si on n’est pas tous fils ou filles d’agriculteurs, on vient de la campagne et on sait déjà conduire un tracteur », témoignent-ils dans l’article en reconnaissant qu’ils mettraient, eux aussi, Sohan « sûrement à l’épreuve ». D’autres élèves reconnaissent que « les personnages sont attachants, c’est good vibes ».
Veaux, vaches, chevreaux, poules 🐔 et quads…
— Région Bretagne (@regionbretagne) October 3, 2023
🎥La série #Déter,dépeint la vie dans un lycée agricole sur fond d’intrigue et d’histoires amoureuses. Caricatural ?
💬 Nous avons recueilli les témoignages d'élèves au lycée agricole Théodore Monod ⤵️https://t.co/zbpkc8F1TN
Le bimsa, le magazine de la Mutualité sociale agricole, salue aussi ce rendez-vous télévisé quotidien et y consacre un article.
Regard politique dénonce la journaliste militante Inès Léraud
A noter également la réaction politique d’Inès Léraud, auteur de « Algues vertes, l’histoire interdite ». La journaliste militante remarque que « l’organisation de la projection de Déter s’est faite avec l’opposition de droite du Conseil régional, Les Républicains, qui déploraient l’an dernier qu’une aide soit apportée au film " Algues vertes " ». Elle estime que la série est conforme à « l’image de l’agriculture bretonne que veulent en donner Les Républicains, le lobby agroindustriel, Agriculteurs de Bretagne, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs ».
Pour sûr, la série Déter concorde bien mieux avec l'image de l'agriculture bretonne que veulent en donner Les Républicains, le lobby agroindustriel Agriculteurs de Bretagne, la FNSEA et les Jeunes Agriculteurs, alors que...https://t.co/f8HJhJoyMx
— Inès Léraud (@ileraud) October 4, 2023